Nommé à la tête de la délégation spéciale de Matam le 23 avril 2024, l’ancien conseiller communal Badra Koné aura laissé son empreinte sur la gestion de la commune à travers plusieurs projets de développement engagés en moins de deux années d’exercice. Infrastructures, santé, éducation, assainissement, culture et actions sociales figurent parmi les secteurs dans lesquels son équipe affirme avoir enregistré des avancées significatives.

À l’approche des élections locales, le bilan de la délégation spéciale de Matam occupe désormais une place importante dans les débats politiques au sein de la commune. Cette actualité électorale intervient cependant dans un contexte particulier pour Badra Koné, actuellement détenu à la Maison centrale de Conakry sur instruction de la CRIEF, une situation qui limite considérablement sa présence et ses activités sur le terrain.

Malgré ce contexte, plusieurs réalisations menées sous sa direction continuent d’être mises en avant par ses collaborateurs et ses soutiens. Dans le domaine de l’assainissement, la construction de latrines publiques à Bonfi et à Matam Centre est présentée comme l’une des premières actions concrètes engagées afin d’améliorer les conditions d’hygiène et le cadre de vie des habitants.

Le secteur de la santé figure également parmi les priorités affichées durant cette gestion. La rénovation et l’extension en hauteur (R+1) du centre de santé de Madina illustrent la volonté des autorités communales de renforcer les infrastructures sanitaires de proximité au bénéfice des populations.

Dans le domaine éducatif, plusieurs investissements ont été réalisés, notamment la rénovation et l’extension de l’école primaire Hermakono Mosquée. Les travaux ont également concerné la reconstruction de la clôture ainsi que le pavage de la cour de l’établissement, dans le but d’améliorer les conditions d’apprentissage des élèves.

L’administration communale a aussi connu des changements à travers la construction d’un bâtiment administratif R+1 comprenant seize bureaux destinés au personnel communal. Cette infrastructure vise à moderniser les services de la mairie et à renforcer les capacités de fonctionnement de l’administration locale.

Sous la conduite de Badra Koné et de son équipe, des initiatives orientées vers la jeunesse et la culture ont également été lancées. À Bonfi, une Maison des Jeunes en hauteur (R+1) est en cours de construction. Le futur complexe comprendra des salles d’exposition, une salle polyvalente ainsi que des bureaux administratifs.

Dans cette même dynamique, la reconstruction de la Maison des Jeunes de Hermakono fait partie des projets emblématiques engagés pour offrir à la jeunesse des espaces dédiés à la formation, à l’expression culturelle et aux loisirs.

Parallèlement aux infrastructures déjà réalisées, la délégation spéciale de Matam a procédé à l’actualisation du Plan de Développement Local (PDL 2026-2031), un document stratégique censé définir les grandes orientations du développement communal pour les années à venir.

Le Programme Annuel d’Investissement (PAI 2026) prévoit également plusieurs projets prioritaires dans les secteurs de l’éducation, de l’assainissement, de la culture et du développement social. Parmi les actions annoncées figurent notamment la rénovation du siège de la mairie, la construction d’une école primaire franco-arabe à Bonfi Marché ainsi que l’équipement de la Maison de la Culture de Touguiwondy.

Le volet social occupe aussi une place importante dans les perspectives annoncées par la commune. Des programmes d’adduction d’eau sont prévus dans les quartiers de Hermakono et Carrière. À cela s’ajoute un projet d’accompagnement de 300 femmes regroupées en associations, avec pour objectif de favoriser leur autonomisation économique et le développement d’activités génératrices de revenus.

Entre projets réalisés, chantiers en cours et nouvelles ambitions affichées, le passage de Badra Koné à la tête de la délégation spéciale de Matam continue d’alimenter les débats politiques locaux. Pour ses partisans, les actions engagées constituent aujourd’hui un bilan défendable devant les électeurs, malgré les procédures judiciaires qui entourent actuellement l’ancien président de la délégation spéciale.