Pour faire une omelette, il faut absolument casser des œufs. La réalisation du projet Simandou a provoqué la destruction des champs à Sekhousoria, dans la sous-préfecture de Madina Oula, préfecture de Kindia. Beaucoup de citoyens évoquent la perte de leurs terres et de leurs moyens de subsistance, sans compensation adéquate. Face à cette situation, le comité de suivi des impacts du projet Simandou à Kindia mise sur la sensibilisation.
« Depuis le début de l’année 2026, notre premier travail est la sensibilisation. Nous accompagnons les victimes dans la réalisation de leur inventaire. Nous exhortons la société à réparer les dommages. Près de 500 personnes, dont 300 femmes, ont été sensibilisées depuis le début des travaux du projet Simandou. Nous menons cette campagne les mardis, jour de marché, ainsi que les vendredis. Les habitants de Sekhousoria savent désormais comment se comporter envers la société », a indiqué Ousmane Hady Camara, secrétaire administratif du comité de suivi des impacts du projet Simandou à Kindia.

Selon des citoyens rencontrés à Sekhousoria, le projet Simandou n’a pas amélioré l’accès à l’eau, à l’éducation ni à la santé. Aucune infrastructure n’a été réalisée par le Winning Consortium Simandou au profit de la communauté.
« Je ne vois aucune réalisation du WCS en faveur de la communauté. Aucun signe de développement de Sekhousoria n’est visible. Ce sont les habitants eux-mêmes qui ont construit les forages. Les fonds reçus dans le cadre de l’indemnisation ont été investis dans ces réalisations. La société n’a rien fait pour nous. La pollution liée à la poussière affecte notre qualité de vie : il est impossible de sécher les vêtements dehors. Les routes non revêtues ne sont pas arrosées, et la poussière envahit le village au passage des camions. Nous sommes contraints d’allumer les phares en plein jour pour éviter les accidents. Nous continuons à sensibiliser », a conclu Ousmane Hady Camara.
Les habitants de Sekhousoria nourrissaient l’espoir d’un changement durable à travers le projet Simandou, mais ces ambitions peinent à se concrétiser. Un constat de stagnation demeure visible dans plusieurs domaines.


De Kindia, Ibrahima Sory Traoré, pour Guineeminesnature.com










