Fatou Sylla cultivait depuis plusieurs années des légumes et des agrumes dans son potager situé à Daloya, dans la sous-préfecture de Moussaya, préfecture de Forécariah.
Aujourd’hui, son domaine agricole est devenu aride. Le sable et les herbes envahissent désormais l’espace, une situation qui empêche Fatou Sylla d’exercer normalement son activité agricole.
« J’ai l’habitude de cultiver des légumes et des agrumes, mais cette année, les mauvaises conditions climatiques ont eu des répercussions directes sur le développement végétal. La forte chaleur a perturbé le cycle naturel de l’eau et entraîné l’assèchement des cours d’eau. Tous les marigots sont à sec cette année. Mes piments ont été détruits. C’est vraiment déplorable », s’est lamentée Fatou Sylla.

Dans cette localité, plusieurs potagers ne sont désormais plus propices au développement des légumes et des agrumes. Le manque d’eau a entraîné d’importantes pertes de récoltes. Ce phénomène impacte durement la biodiversité et pousse de nombreux paysans à se tourner vers d’autres secteurs d’activité.
« Les travaux champêtres nous aidaient autrefois à prendre nos familles en charge, mais aujourd’hui nos domaines agricoles ne sont plus productifs. C’est l’effet du changement climatique. Nos potagers sont arides. Nous sommes obligés d’exercer d’autres activités pour pouvoir joindre les deux bouts », a affirmé Fatou Sylla sur un ton mélancolique.
À Daloya, les températures inhabituelles ont causé d’importants dégâts sur les cultures vivrières et limité la productivité des légumes et des agrumes. De nombreux paysans subissent aujourd’hui les conséquences de cette canicule persistante.

Ibrahima Sory Traoré, pour Guineeminesnature.com









