Le 8 avril 2022, le Président de la République, S.E. Mamadi DOUMBOUYA, avait clairement affiché sa volonté de voir la Guinée accélérer la transformation locale de ses ressources minières. À cette occasion, le Chef de l’État avait exigé des sociétés minières ayant pris des engagements de construction de raffineries de respecter leurs obligations afin que les ressources du pays profitent davantage à l’économie nationale et aux populations guinéennes.
Quelques années plus tard, cette volonté politique continue progressivement de se matérialiser sur le terrain.
La Guinée accélère la mise en œuvre du programme Simandou 2040, sous l’impulsion du Chef de l’État, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA. Le ministre secrétaire général de la Présidence, le Général Amara CAMARA, et le ministre directeur de cabinet de la Présidence, Djiba DIAKITÉ, président du Comité stratégique de Simandou et de l’Accord-cadre sino-guinéen, ont coprésidé, ce samedi 13 juin 2026, le lancement officiel des travaux de la raffinerie d’alumine de Chalco à Boffa.
Cette cérémonie historique, qui a mobilisé plusieurs membres du gouvernement, les partenaires industriels et la communauté de Lisso Demougala sur le site de la future raffinerie située à un peu plus de 40 km du centre-ville de Boffa, constitue un jalon important dans le développement industriel minier de la Guinée. Elle traduit l’accélération du processus de transformation locale des minerais, conformément à la vision du Chef de l’État.

Le 21 mai dernier à Conakry, Chalco Hong Kong, entité d’investissement de China Aluminium Corporation (Chalco), filiale cotée du groupe Chinalco, et le gouvernement guinéen signaient les accords relatifs à ce projet de raffinerie d’alumine. Le lancement, ce jour, des travaux concrétise ainsi, sans délai, les engagements pris à cette occasion et témoigne de la volonté commune des deux parties d’avancer rapidement.
Le préfet de Boffa, le Colonel Mamadou Ciré Bah, a, en substance, salué ce regain d’intérêt pour la mise en valeur du potentiel bauxitique de la préfecture de Boffa. Il a encouragé la jeunesse guinéenne de Boffa à ne pas se mettre en marge de cette dynamique, l’invitant à se former pour bénéficier des retombées des activités minières, soutenant que la mise en service de deux raffineries à Boffa constitue une opportunité qu’il faudra saisir.
Ce projet s’inscrit dans la continuité de l’implantation du groupe Chinalco en Guinée, premier producteur mondial d’aluminium et l’un des principaux groupes mondiaux du secteur. Après le lancement du projet de bauxite de Boffa en 2018, puis son engagement dans le mégaprojet de minerai de fer de Simandou, la raffinerie d’alumine constitue un troisième pilier industriel d’envergure. Chalco, bras industriel du groupe dans le secteur de l’aluminium, est aujourd’hui la seule grande entreprise internationale du secteur à disposer d’une chaîne industrielle complète à l’échelle mondiale, allant de l’extraction de la bauxite à la production de métal fini, a soutenu Duan Xiangdong, président du Conseil d’administration du groupe Chinalco.
Le ministre des Mines et de la Géologie a rappelé, pour sa part, que le groupe Chinalco est un partenaire stratégique de la Guinée, avec des investissements dans les blocs 3 et 4 de Simandou ainsi que dans la Compagnie du Transguinéen (CTG). Il a précisé que le projet devrait générer environ 1 000 emplois directs et 1 200 emplois indirects, 500 bourses d’études sur 20 ans, soit 25 bourses par an, attribuées dans les domaines techniques et industriels, des recettes fiscales substantielles pour l’État, ainsi que la construction à Boffa d’une école d’ingénieurs et de formation technique d’une capacité de 100 étudiants par filière et par an pendant 10 ans.

Dans son discours, le ministre directeur de cabinet de la Présidence, Djiba DIAKITÉ, a souligné que cette raffinerie dépasse le simple cadre d’un projet industriel. Selon lui, elle représente « le symbole d’une Guinée qui change de dimension, qui affirme sa souveraineté économique et qui choisit désormais de transformer localement ses ressources pour créer de la valeur, des emplois et des opportunités pour ses enfants ».
Le président de l’Accord-cadre sino-guinéen a rappelé que le projet s’inscrit pleinement dans l’ambition du programme Simandou 2040, qui vise à transformer structurellement l’économie nationale à travers l’industrialisation, la création d’emplois et le développement du capital humain. « Transformer localement. Créer de la richesse ici. Former les compétences ici. Créer des emplois ici. Bâtir une industrie forte ici, en République de Guinée. Voilà le sens du combat engagé », a-t-il déclaré.
Djiba DIAKITÉ a également mis en avant la dynamique industrielle en cours dans le secteur minier guinéen. « Aujourd’hui, avec SPIC, le consortium Winning à Dobali et désormais Chalco, notre pays comptera trois raffineries d’alumine réalisées sous le leadership du Chef de l’État, S.E. Mamadi DOUMBOUYA. Trois raffineries. Trois symboles d’une Guinée qui refuse désormais de rester au bord de sa propre richesse », a-t-il affirmé.
Le ministre directeur de cabinet de la Présidence a insisté sur les retombées attendues du projet pour les populations guinéennes, évoquant des milliers d’emplois directs et indirects, des opportunités pour les ingénieurs, les techniciens, les jeunes diplômés et les entreprises locales, ainsi que de nouvelles recettes pour l’État. « Chaque investissement industriel de cette envergure rapproche davantage la Guinée de sa souveraineté économique. Chaque emploi créé, c’est une famille qui reprend espoir. Chaque formation offerte, c’est un jeune qui retrouve une perspective d’avenir », a-t-il souligné.
Il a également rappelé que le capital humain constitue l’un des piliers du programme Simandou 2040, notamment à travers l’initiative Simandou Academy, destinée à préparer les compétences nationales aux besoins de la transformation industrielle. Saluant la confiance accordée par Chalco à la Guinée, Djiba DIAKITÉ a assuré que l’État continuera d’accompagner les investisseurs engagés dans le développement durable du pays. Il a toutefois réaffirmé la fermeté des autorités sur plusieurs exigences essentielles.
« La Guinée sera exigeante sur les délais, sur le contenu local, sur l’emploi et la formation des Guinéens, sur le respect des lois de la République et, sans aucun compromis, sur les questions environnementales et sociales », a-t-il déclaré.
Pour les autorités guinéennes, ce chantier constitue ainsi une nouvelle illustration de la stratégie nationale visant à transformer les ressources minières en richesse nationale et à faire de la Guinée une future puissance industrielle africaine.

La raffinerie sera construite sur la base des importantes ressources de bauxite de haute qualité de la région de Boffa. L’investissement total est estimé à environ 1 milliard de dollars américains pour une capacité de production annuelle de 1,2 million de tonnes d’alumine. À terme, l’usine constituera un maillon essentiel dans la valorisation locale de la bauxite guinéenne, aujourd’hui encore majoritairement exportée à l’état brut.
DCI-PRG










