Discours de prise de fonction de Mamoudou Nagnalen Barry, Ministre de l’Agriculture et de l’Élevage

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Conakry, le 01 novembre 2021

 Madame et Monsieur les Ministres;

Madame et Monsieur les cadres et fonctionnaires des différents départements ministériels ici présents;

Chers collègues du Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage;

Distingués invités;

Chers parents et amis;

Mesdames et Messieurs;

Vous avez devant vous, aujourd’hui, un fils de paysan qui, désormais a la lourde responsabilité de conduire le département de l’Agriculture et de l’Élevage qui constituent les principales activités pratiquées par plus de 70% de la population de notre pays.

C’est un immense honneur pour moi de venir m’engager aux côtés des cadres et fonctionnaires de cet important ministère pour accompagner les vaillants agriculteurs et éleveurs de la Guinée.

Je voudrais, avant tout remercier, le Chef de l’État, le Président Mamadi Doumbouya et le Chef du Gouvernement, le Premier Ministre Mohamed Béavogui, pour avoir placé leur confiance en ma modeste personne en me donnant l’opportunité de servir la Nation dans cette haute fonction.

Mesdames et Messieurs;

Je sais que les défis sont nombreux mais notre mission immédiate dans ce département ne sera pas celle de réinventer la houe du cultivateur. Nous venons dans ce département pour y déployer toute notre énergie en vue de mettre en œuvre de façon pragmatique les différentes priorités des politiques publiques, améliorer la mise en œuvre des programmes et projets existants dans les secteurs de l’agriculture et de l’élevage, et redonner à ce secteur le prestige qu’il mérite…

Nous savons tous ce qui manque à notre pays pour atteindre l’autosuffisance alimentaire. Bien que la nature nous ait doté de potentialités agricoles énormes, nous peinons encore à les valoriser pour nous nourrir de ce que nous produisons.

Le véritable développement durable de notre pays passera indéniablement par la prise de conscience et le choix politique de faire de l’agriculture et de l’élevage le référentiel de la Guinée de demain.

Pour ce faire, nous devons mobiliser toutes les intelligences collectives, toutes les ingénieries et tous les moyens nécessaires pour faire de l’agriculture et de l’élevage la colonne vertébrale de notre économie. La Guinée doit être un pays agricole avant de devenir un pays minier.

Mesdames et Messieurs;

Pour accomplir la mission que le Président Mamadi Doumbouya me confie sous la conduite du Premier Ministre Monsieur Mohamed Béavogui, nous irons dans les champs, les fermes et les enclos avant de prendre toute décision en faveur de nos braves populations.

Nous serons sur le terrain pour nous assurer que les ressources mobilisées pour soutenir nos paysans sont utilisées de façon vertueuse et efficiente en mettant fin aux pratiques de détournement et de spéculation des prix des intrants observes par endroits. Les nouvelles technologies seront mises à profit pour atteindre cet objectif de transparence totale par la numérisation complète de la chaîne de distribution et le déploiement d’un système de suivi public.

Notre département doit répondre aux besoins basiques de l’agriculteur de N’zérékoré dont les bananes plantains pourrissent au marché de la Tannerie à Conakry, celui de Kankan qui cultive l’igname, celui de Mali qui cultive la pomme de terre et cette femme agricultrice qui fait le maraîchage ou l’élevage de volailles à Kindia. Les populations paysannes constituent la première priorité du Président de la Transition, et nous feront tout ce que nous pourrons pour les satisfaire.

Chers collègues, Mesdames et Messieurs;

Il n’est pas impossible de changer ou de diversifier notre alimentation de base. Nous pouvons travailler de façon intelligente et progressive pour modifier les habitudes alimentaires de nos populations pour que nous consommions essentiellement ce que nous produisons.

En ce jour, j’invite nos hommes d’affaires et entrepreneurs d’avoir un regard intelligent sur ce secteur à l’image des autres pays qui ont compris que l’agriculture intégré, l’agrobusiness de façon générale, est un levier certain de création d’une véritable classe moyenne. Notre est ambition est de voir des agriculteurs nantis qui construisent des étages dans les quartiers de Conakry et dans les différentes villes du pays, afin que ce secteur devienne aussi attractif que les mines et les finances.

Aussi, j’ai appris que le secteur de l’élevage a été moins doté en ressources ces derniers temps. Nous travaillerons pour prendre en compte tous les aspects de ce grand Département. Comme vous le savez, les productions animales et végétales sont complémentaires et concourent ensemble à la sécurité alimentaire et nutritionnelle de nos populations.

Une bonne partie de notre mission sera également :

D’ organiser et moderniser le travail du département et ses services rattachés

De favoriser la mécanisation du secteur agricole et de l’élevage afin que nous partions vers la transformation de ce que nous cultivons pour une consommation locale assurée.

De contrôler efficacement l’utilisation des intrants afin de produire des aliments saints

De renforcer les capacités de production et surtout la diversification des espèces animales

De développer la chaîne des valeurs en bétail afin de réduire les coûts de la viande et du lait sur le marché

D’aménager les plaines non exploitées

Et de faciliter l’accès aux marchés agricoles reculés afin de réduire les souffrances de nos sœurs et frères qui fournissent nos différents grands marchés en denrées alimentaires.

Tout ceci peut être possible par l’implication de tous, la mobilisation des ressources supplémentaires, amélioration du taux d’absorption du financement extérieur dans le secteur agricole, mais aussi par la bonne gestion des ressources matérielles et financières.

Pour terminer, je voudrais rappeler que la moralisation de la gestion publique est une des priorités du Chef de l’État, le Colonel Mamadi Doumbouya et de son Premier Ministre, Monsieur Mohamed Béavogui. La transparence, la rigueur, la probité, l’intégrité, le pragmatisme, en somme l’exemplarité sont des valeurs qui doivent animer chacun de nous pour que nous sortions de cette Transition avec des valeurs républicaines définitivement ancrées dans nos administrations publiques.

En ce qui me concerne, Je m’engage à mériter cette marque de considération du Chef de l’État et du Chef du Gouvernement par le travail, la détermination et l’intransigeance face aux mauvaises pratiques.

Sur ces mots qui traduisent ma volonté et ma détermination pour la réussite de cette noble mission, je tiens à vous remercier de votre présence et de votre aimable attention.

Pour les interventions prochaines, trouvez nous dans les champs et dans les fermes!!

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