Le bilan annuel de l’Observatoire des médias sur l’écologie n’est pas bon. En France, 13 fausses informations sur le climat sont prononcées chaque semaine dans les médias traditionnels. Un chiffre particulièrement élevé sur CNews et Sud Radio.
665 fausses informations sur le climat ont été relayées dans les médias audiovisuels en 2025 en France, d’après l’Observatoire des médias sur l’écologie. C’est un des chiffres alarmants qui ressortent de son bilan annuel de la détection de la désinformation climatique, suite à une analyse minutieuse. Des centaines d’heures d’antenne ont d’abord été passées au peigne fin grâce à une intelligence artificielle pour détecter ces fake news, puis ont été revérifiées par une agence de « fact-checking ».
13 fake news par semaine dans les médias traditionnels
L’explosion de cette fausse parole dans les médias traditionnels est en partie liée au Président américain Donald Trump selon Eva Morel de l’association Quotaclimat, qui a participé à l’élaboration de ce rapport. « Quand Trump prend la parole sur des questions de climat et désinforme à ce sujet, ça encourage certains médias à inviter des porte-paroles d’une tendance alignée avec celle de Trump. Ce qui nous préoccupe, c’est que ce soit fait sans contradiction dès lors que des éléments viennent contredire la science du climat. »
Les thèmes climatosceptiques les plus récurrents sont l’inefficacité imaginaire des énergies renouvelables, le caractère non-néfaste des voitures thermiques ou encore la prétendue absence de consensus scientifique sur le dérèglement climatique.
CNews et Sud Radio en tête de la désinformation climatique
Ce rapport explique que lorsque les chaînes de télévision et de radio CNews et Sud Radio consacrent une heure d’antenne aux enjeux climatiques, une fausse information est énoncée toutes les demi-heures. « On s’adresse vraiment aux journalistes et aux médias« , assure Eva Morel. « On leur demande de se former davantage sur les questions environnementales et surtout sur les narratifs les plus fréquents. Si on apprend par cœur la réponse à ces narratifs, on est en capacité de contrer près de 80% de la désinformation qui circule dans l’audiovisuel. Il y a des solutions à notre portée. » Quotaclimat appelle à un sursaut à l’approche des municipales, les périodes électorales étant propices à la désinformation sur le climat.
Dans ce rapport, l’audiovisuel public se distingue « par un meilleur traitement des enjeux environnementaux » et « couvre deux fois plus les enjeux environnementaux que l’audiovisuel privé. » Exemple avec la COP 30 au Brésil, trois fois plus couverte par l’audiovisuel public que les médias privés.
Source : Radio France










