La commune de Dubréka vient de franchir une étape décisive dans l’amélioration de son cadre de vie. Ce lundi 24 novembre, les autorités communales, accompagnées de l’ambassadeur de l’Union européenne en Guinée, S.E.M. Xavier Sticker, ont procédé à l’inauguration officielle de la Zone de Transit et de Tri (ZTT) de Dubréka. Particularité : cette infrastructure moderne a été érigée sur un ancien dépotoir sauvage, autrefois source d’insalubrité et de risques sanitaires.
Avec cette nouvelle installation, le nombre de ZTT opérationnelles dans le Grand Conakry passe à 23 sur les 30 prévues. Un progrès notable dans l’organisation du triage, du transit et du traitement des déchets dans une capitale confrontée à d’importants défis d’assainissement.
Cette inauguration s’inscrit dans le cadre des Semaines de la diplomatie verte, une initiative annuelle de l’Union européenne visant à sensibiliser, encourager et renforcer les actions en faveur d’un développement durable, résilient et respectueux du climat.

Elle marque également une avancée majeure dans la mise en œuvre du programme SANITA, financé par l’Union européenne. Après les phases « Sanita Villes propres 1 et 2 », la nouvelle étape du programme vise à consolider les acquis : construction d’infrastructures, professionnalisation de la filière déchets, amélioration de la gouvernance et promotion d’un environnement plus sain pour les populations.
« L’Union européenne demeure engagée à accompagner la Guinée dans sa transition vers un modèle de croissance économique durable. Le secteur de l’assainissement constitue, à cet égard, un levier stratégique majeur », a déclaré l’ambassadeur Xavier Sticker lors de la cérémonie.
L’ambassadeur a néanmoins rappelé l’urgence pour les autorités de faciliter la construction du Centre de Stockage Temporaire (CST) de Zacopé, à Manéyah, ainsi que celle du Centre d’Enfouissement Technique (CET) de Baritodé, dans la préfecture de Coyah. Ces deux infrastructures sont cruciales pour remplacer la décharge saturée de Dar-es-Salam, aujourd’hui arrivée à ses limites.
Pour le Grand Conakry, la transformation de ce dépotoir sauvage en un outil structurant de gestion des déchets symbolise une dynamique nouvelle : celle d’une capitale qui veut tourner la page de l’insalubrité chronique et s’inscrire dans une démarche de modernisation durable.











