La Guinée a franchi une nouvelle étape de son histoire institutionnelle ce vendredi 17 juillet 2026 à travers la tenue de la session inaugurale de la première législature de la 5ème République. Cette séance solennelle, qui marque le retour effectif de l’Assemblée nationale, a été marquée par l’élection de son président ainsi que par la constitution officielle des groupes parlementaires.
À l’issue des travaux, les députés ont renouvelé leur confiance à Dr Dansa Kourouma, ancien président du Conseil national de la Transition (CNT). Unique candidat en lice, il a été élu premier président de l’Assemblée nationale de la 5ème République, consacrant ainsi l’installation des nouvelles institutions issues de l’ordre constitutionnel.

La séance a également permis la mise en place des groupes parlementaires composant l’hémicycle. Les 147 députés élus se sont répartis en trois entités politiques.
Le premier groupe, majoritaire, est celui de la mouvance présidentielle, dénommé GMD (Génération pour la Modernité). Il regroupe 116 députés et est présidé par Alhousseny Makanera Kaké.
Le deuxième groupe est celui de l’opposition, baptisé Alliance Patriotique. Il compte 16 députés et est dirigé par Abdoulaye Kourouma.
Enfin, le troisième groupe rassemble les députés de l’opposition modérée ou du centre au sein de l’Alliance Républicaine. Cette formation comprend 15 députés et est présidée par Elhadj Bouna Keïta.
À l’issue de l’élection du président de l’Assemblée nationale et de la constitution des groupes parlementaires, le président de l’Alliance Républicaine, Elhadj Bouna Keïta, s’est félicité de cette nouvelle étape institutionnelle. Selon lui, l’installation de la nouvelle Assemblée nationale ouvre une nouvelle page de la vie démocratique du pays.

« Je peux dire aux Guinéens que nous avons tourné une autre page. Nous sommes désormais entrés dans une véritable démocratie dans notre pays », a-t-il déclaré.
Poursuivant son intervention, il a rappelé le rôle central des députés dans le fonctionnement des institutions et dans la représentation des citoyens.
« Les Guinéens doivent comprendre qu’on ne peut plus parler de politique sans être représenté dans l’hémicycle. Chaque Guinéen doit savoir que lorsqu’il a un problème, il faut s’adresser à ses élus. Ce sont les élus qui font remonter les préoccupations jusqu’à l’Assemblée. Une fois ici, des solutions peuvent être trouvées », a-t-il expliqué.
Pour Elhadj Bouna Keïta, la mise en place de cette première Assemblée nationale de la 5ème République constitue le début d’une nouvelle dynamique institutionnelle.
« La Guinée a démarré une nouvelle étape. Une nouvelle ère s’ouvre pour notre pays », a-t-il conclu.
Sylla Youn, pour Guineeminesnature.com










