Le géant minier Rio Tinto, à travers sa coentreprise SimFer, a réaffirmé son ambition de faire de la santé et de la sécurité au travail une priorité absolue dans le développement du projet Simandou. Réunis le 14 mai 2026 au complexe hôtelier Radisson Blu Hotel Conakry, plus de 100 participants issus des entreprises sous-traitantes, partenaires et responsables HSE ont pris part au Forum HSE des partenaires organisé autour du thème : « Réflexion et collaboration pour une meilleure gestion des risques au travail ».
Placée sous le haut patronage de SimFer et présidée par son directeur général, Chris Aitchison, cette rencontre a permis de mettre en lumière les avancées du projet Simandou tout en renforçant les mécanismes de prévention des accidents et des fatalités sur les sites de travail.
Initié depuis 2024 par SimFer-Guinée, ce forum se veut une plateforme permanente d’échanges, d’apprentissage et de partage de bonnes pratiques en matière de santé, sécurité et environnement (HSE). Pour les organisateurs, il s’agit surtout de créer une culture commune de prévention autour de l’un des plus grands projets miniers et d’infrastructures en Afrique.
Dans son discours d’ouverture, Chris Aitchison a rappelé que la gestion des risques professionnels constitue un défi collectif qui nécessite « confiance mutuelle, dialogue franc et engagement partagé ». Il a insisté sur le fait que ce forum n’était ni un cadre d’enquête ni un espace de sanction, mais plutôt un lieu d’échanges destiné à améliorer les pratiques de sécurité sur le terrain.

Avant l’ouverture officielle des travaux, une minute de silence a été observée à la mémoire des travailleurs ayant perdu la vie sur leur lieu de travail, notamment Mohamed Camara et sa famille.
Au cours du premier panel consacré à la mise en contexte du projet, Chris Aitchison a détaillé l’état d’avancement des travaux du projet Simandou, considéré comme l’un des plus importants projets intégrés de minerai de fer au monde.
Le directeur général de SimFer a notamment présenté les progrès réalisés dans la construction des infrastructures stratégiques, notamment :
- le port minéralier de Moribaya ;
- les infrastructures ferroviaires du Transguinéen ;
- les routes minières et ouvrages connexes ;
- les dispositifs logistiques liés au transport des personnes et des marchandises.
Ces avancées traduisent l’accélération du chantier Simandou, qui mobilise plusieurs entreprises internationales et des milliers de travailleurs à travers le pays.
Les responsables de SimFer ont également mis en avant les performances enregistrées dans le domaine HSE, avec un renforcement des systèmes de contrôle critiques, des procédures de sécurité et des dispositifs de prévention sur l’ensemble des activités du projet.
La directrice HSE de SimFer, Therese Dower, a animé un panel consacré à « l’apprentissage au contrôle ». Elle a rappelé les progrès accomplis depuis le premier forum organisé en 2024, tout en reconnaissant que des défis importants subsistent.

À travers des statistiques sur les incidents, les blessures et les accidents mortels, elle a insisté sur la nécessité de renforcer les contrôles critiques, la vigilance opérationnelle et la sensibilisation permanente des travailleurs.
« La prévention des fatalités doit rester notre priorité absolue », a-t-elle souligné, appelant à l’unification des procédures de sécurité et à une meilleure maîtrise des risques sur les différents sites du projet.
Les différentes sessions consacrées aux entrepreneurs et sous-traitants ont permis de présenter plusieurs innovations mises en œuvre pour limiter les risques d’accidents.
Des sociétés partenaires ont exposé leurs systèmes de suivi des véhicules, les limitations de vitesse, l’analyse des points critiques des routes minières ainsi que l’installation de caméras de surveillance embarquées dans les engins de transport.
Le groupe COVEC, engagé dans les travaux routiers et ferroviaires du projet Simandou, a expliqué les mesures prises pour séparer les flux de véhicules légers et d’engins lourds afin d’éviter les collisions sur les routes minières.
Les responsables ont également insisté sur la formation continue des travailleurs, le suivi comportemental des conducteurs et le renforcement des systèmes de freinage des équipements lourds.

L’un des temps forts du forum a été consacré aux travaux de groupe dirigés par Nick Tremblay. À travers des exercices pratiques inspirés des valeurs de solidarité guinéennes comme « Wontanara » et « Amafene », les participants ont été invités à identifier les risques critiques et proposer des solutions concrètes de prévention.
Les échanges ont permis d’élaborer plusieurs engagements communs, notamment :
- le respect strict des règles de sécurité ;
- le port systématique des équipements de protection individuelle ;
- le renforcement des contrôles sur les sites ;
- la promotion d’une culture HSE à tous les niveaux ;
- l’accompagnement technique des sous-traitants par SimFer.
Pour les organisateurs, le changement doit désormais être porté par chaque acteur du projet.
En clôturant les travaux, Chris Aitchison a salué la forte mobilisation des partenaires et réaffirmé l’engagement de SimFer à placer la santé et la sécurité au cœur de toutes les phases du projet Simandou.
Selon lui, la réussite du projet ne peut être dissociée de la protection des travailleurs et des communautés impactées.
Le forum s’est achevé sur une note de satisfaction générale avec plusieurs recommandations, notamment :
- renforcer les formations continues en sécurité ;
- améliorer les contrôles critiques sur les sites ;
- promouvoir des recrutements adaptés aux exigences HSE ;
- veiller au respect permanent des mesures de santé-sécurité.

À travers cette initiative, SimFer confirme sa volonté de faire du projet Simandou un modèle de performance industrielle, de responsabilité sociale et de prévention des risques en Guinée.










