Environnement: Le plus grand parc de la RDC retiré de la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO

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D’une superficie de 36 000 km2, le parc national de la Salonga est considéré comme la plus grande réserve de forêt tropicale humide d’Afrique.

Le parc national de la Salonga, le plus grand de la République démocratique du Congo (RDC), a été retiré lundi 19 juillet de la liste du patrimoine mondial en péril, en reconnaissance des efforts entrepris pour le préserver, a-t-on appris auprès de l’Unesco.

L’organisation « a décidé aujourd’hui de retirer le parc national de la Salonga de la liste du patrimoine mondial en péril en raison des améliorations apportées à son état de conservation », a affirmé l’Unesco dans un communiqué.

« Le suivi régulier de la faune sauvage montre que les populations de bonobos demeurent stables (…) malgré les pressions passées et que la population d’éléphants de forêt a lentement commencé à se reconstituer », ajoute le communiqué.

L’organisation a « accueilli favorablement la clarification (…) qui stipule que les concessions pétrolières chevauchant le [parc] sont nulles et non avenues » et que des blocs pétroliers à l’intérieur du parc « seront exclus des futures mises aux enchères », explique le communiqué.

Une grande biodiversité

La RDC avait officialisé son projet d’exploiter du pétrole dans les parcs des Virunga (nord-est), et de la Salonga (centre) en 2018. Mais, depuis, le gouvernement n’y a toutefois pas officiellement renoncé. Contacté par l’AFP, le ministère de l’environnement congolais n’a pas réagi dans l’immédiat.

Créé en 1970 par l’ancien dictateur Mobutu Sese Seko, le parc de la Salonga, d’une superficie de 36 000 km2, est considéré comme la plus grande réserve de forêt tropicale humide d’Afrique. Il avait été inscrit au patrimoine mondial en péril en 1984.

Les tourbières – zones humides qui accueillent une grande biodiversité – du bassin du Congo et notamment de la Salonga couvrent 145 000 km2, soit une zone un peu plus grande que l’Angleterre, et stockent quelque 30 milliards de tonnes de carbone, selon l’ONG Greenpeace.
Pour le ministère congolais de l’environnement qui « se réjouit » de cette mesure, c’est « une occasion de mieux penser la gestion de la tourbière en vue de la quantification de sa capacité d’absorption de carbone », selon un communiqué.
Limité par des cours d’eau qui assurent son isolement, le parc de la Salonga sert d’habitat à de nombreuses espèces endémiques menacées : le bonobo, le paon du Congo, l’éléphant de forêt et le crocodile africain à museau étroit, selon l’Unesco.

Lu sur Le Monde avec AFP

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