I- CONSTAT DE LA MANIFESTATION DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES 

D’emblée, il faut le dire sans hésiter, aucun pays du monde, grand ou petit, développer comme en développement n’est à l’abri aujourd’hui des menaces de ce phénomène. Qui n’a pas vu, la France sous le choc, qui n’a pas vu l’Amérique sous le choc, qui n’a pas vu la Côte d’Ivoire, le Sénégal, la Guinée sous le choc lié aux conséquences des CHANGEMENTS CLIMATIQUES (CC). Qui n’a pas encore constaté, les pluies torrentielles, les vents violents, la sécheresse, la hausse de la température, l’élévation du niveau de la mer, la disparition tragique de certaines espèces….celles-ci traduisent le degré de menace qui guète le monde. D’ailleurs, si rien n’est leurs fréquences augmenteront.

II- CAUSES DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES 

En effet, il est scientifiquement prouvé que les causes de ces problèmes qui s’abattent sur le monde sont intimement liées à notre façon de vivre (transport, l’élevage, l’agriculture, l’industrie, les déchets etc…), c’est pourquoi sa lutte est plus complexe voir perplexe. Parce qu’elle demande, un changement de cap, une transition, une mutation vers des alternatives ou vers une réduction de nos effets de façon raisonnable, c’est-à-dire acceptable à la limite près.

Pire encore, les gaz (CO2; NO2; SO2, CH4 etc…) qui sont responsables des CHANGEMENTS CLIMATIQUES, autrement appellé gaz à effet de serre (GES) durent très longtemps dans l’atmosphère. Ces gaz font des centaines d’années dans l’atmosphère une fois émis. Si cela est pris pour vrai scientifiquement, il n’en demeure pas aussi moins vrai que les conséquences que nous subissons aujourd’hui ne sont pas directement liées à nos activités actuelles. Mais relativement, aux activités, d’il y a des siècles. Ce qui voudrait dire, si nous ne faisons pas assez d’efforts, on va certainement créer les mêmes problèmes que nous subissons aujourd’hui aux générations futures.

III- MÉCANISMES DE LUTTE CONTRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES 

Maintenant pour faire face à cette problématique, comme les pays subissent les conséquences de façon disproportionnée et ont été responsable inégalement. Dès lors, un principe c’est posé 《 le principe de la responsabilité commune mais différenciée 》. Qui signifie que, si nous sommes tous responsables de l’émission des GES, mais les pays développés (PD) le sont davantage. Car, dans leurs processus de développement, ils n’avaient pris aucune mesure de prévention ou de précaution par rapport aux conséquences qui seraient liées à leurs activités. Par conséquent, ils doivent mettre les moyens à disposition pour lutter contre ce phénomène qui gangrène la vie dans les pays en développement (PED).

Comme il est scientifiquement prouvé que l’atmosphère n’a pas de frontière, les actions de lutte peuvent se faire localement, mais avoir les répercussions globalement.

Donc, en vertu de ce principe, les pays développés doivent mettre en place des moyens pour la lutte contre les CHANGEMENTS CLIMATIQUES. C’est raison pour laquelle les fonds (FEM, FVC, FA, LDCF, SCCF, FRLD etc…) ont été créés pour mettre à la disposition des pays qui subissent plus d’impact.

Concrètement, les fonds là se débloquent par les projets qui sont bien montés par les pays qui subissent les conséquences des CHANGEMENTS CLIMATIQUES et ces projets doivent justifier de leurs retombés sur la vie des communautés pour leur permettre de bien vivre à l’ère des CC.

Ainsi, les pays qui ont une expérience pointue dans la gestion transparente des projets auront une capacité de lever de fonds très élevée par rapport aux autres.

Comme démontré ci-haut, les fonds sont ouverts à tous les pays en développement, mais c’est seulement par le biais des projets qu’ils débloquent de financement. Ce n’est pas une question de partage, comme pour ainsi dire qu’on a pas eu notre part pour nous aider dans la lutte contre les CC dans notre pays.

Par contre, ce qu’il faudrait comprendre, le principe de lutte contre les CHANGEMENTS CLIMATIQUES, c’est d’agir localement pour impacter globalement. Pour ce faire, les pays en développement doivent faire des projets de lutte contre les CC, soit d’atténuation, soit d’adaptation ou mixte. Pour faire des projets climatiques, il faut des données climatiques crédible et pour avoir des données climatiques crédible, il faut des études sérieuses et actualisés. Pour le faire, n’est pas seulement en se référant à des données qui se trouvent dans les anciens documents. Mais, c’est de sortir des bureaux, sortir des approximations des logiciels et aller recueillir les véritables données sur le terrain. C’est ça le vrai inventaire, car, sans données fiables le risques de rejet de nos projets est grand.

En outre, aujourd’hui nous sommes arrivés à un point de telle sorte aucune politique publique ou sectorielle, aucune activité ni encore aucun projet ne pourrait se faire sans prendre en compte les risques CC. Au cas où, vous ne prévoyez pas cette dimension, soyez sûr qu’elle aura une influence sur vos résultats. Maintenant, afin de faire leurs planifications, des projets de développement et des activités les pays se distinguent aujourd’hui dans leurs capacités de prévisibilité et d’adaptabilité des risques climatiques.

Abdramane DIAKITÉ, Ingénieur et Juriste en Environnement, Consultant sur des questions environnementales, Climatiques et du Développement Durable