La Maison des jeunes de Kindia abrite, depuis le mercredi 25 mars 2026, la 2ᵉ édition du Salon de l’emploi et de l’entrepreneuriat des jeunes. Ce salon est organisé dans le cadre du projet « Organisation de la société civile pour la migration » (ORMI), lancé en 2021. Il est mis en œuvre par le RAJGUI en partenariat avec Forum.

Ce jeudi 26 mars 2026, le premier thème portait sur : « Entrepreneuriat jeune : transformer les défis en opportunités durables».

Au cours des débats, un jeune entrepreneur a évoqué les dégâts causés par des incendies incontrôlés dans des champs d’ananas. Le facilitateur, Mohamed Aliou Diallo, enseignant à l’Université de Kindia, a tenté de proposer des pistes de solution.

« C’est un constat alarmant à Kindia. Je suis désolé. Je connais des jeunes qui ont investi beaucoup d’argent. La première des choses, c’est à l’État de mettre en place certaines politiques permettant d’encourager l’entrepreneuriat, de lutter contre l’impunité, la haine et l’égoïsme. Quant aux jeunes entrepreneurs, c’est un défi auquel ils sont confrontés. Le fait que, dans la sous-préfecture de Friguiagbé, on retrouve souvent des plantations qui partent en fumée est un défi. Que faut-il faire ? Lorsque vous investissez dans une zone à haut risque, la première des choses est de sécuriser ou alors de changer de lieu », a conseillé Mohamed Aliou Diallo.

Mohamed Aliou Diallo, enseignant à l’Université de Kindia.

« Kindia est une zone agricole. On peut investir partout dans le domaine agricole. S’il y a un problème, transformez-le en opportunité. Si cela ne marche pas à Friguiagbé, cela ne doit pas me décourager dans mon élan d’entrepreneur. Si l’État n’a pas mis en place toutes les politiques me permettant d’investir librement et en sécurité, je vais quitter la zone. C’est le seul conseil que je vous donne », a-t-il ajouté.

Le Salon de l’emploi et de l’entrepreneuriat des jeunes a duré deux jours. Il a réuni des jeunes chercheurs d’emploi et porteurs de projets, des entreprises et des institutions. Il a permis aux participants de se former, d’échanger, de créer des partenariats et de découvrir de nombreuses opportunités économiques locales.

De Kindia, Ibrahima Sory Traoré, pour guineeminesnature.com