La Wild Chimpanzee Foundation (WCF) met en lumière les avancées du projet NaturaGuinée dans la Réserve de biosphère du Badiar, en Moyenne-Guinée. À travers l’accompagnement des communautés locales dans leurs activités agricoles, l’initiative entend contribuer à l’émergence d’une économie verte conciliant développement économique et préservation de l’environnement.

Selon les informations publiées par la WCF sur sa page facebook, le projet NaturaGuinée, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par la l’Institution en collaboration avec l’Office guinéen des parcs nationaux et réserves de faune (OGPNRF), accompagne cette année 19 groupements agricoles, représentant plus de 700 membres, dont 466 femmes.

Dans le cadre de cet accompagnement, 23 champs ont été labourés sur une superficie totale de 28,5 hectares. Près de 1 550 kilogrammes de semences ont également été distribués aux producteurs afin de soutenir les prochaines campagnes agricoles.

Ces semences sont principalement constituées d’arachide et de riz, deux cultures destinées à renforcer la production agricole et les moyens de subsistance des communautés bénéficiaires.

Pour la WCF, cette initiative va au-delà d’un simple appui à une campagne agricole. Elle constitue une étape vers une autonomisation économique des communautés, à travers la promotion d’une agriculture durable et respectueuse des ressources naturelles.

La participation de 466 femmes parmi les bénéficiaires constitue l’un des éléments importants de cette dynamique. Leur implication dans les groupements agricoles pourrait contribuer au renforcement de leur rôle dans les activités économiques locales et à l’amélioration des revenus des ménages.

L’approche développée dans la Réserve de biosphère du Badiar vise ainsi à démontrer qu’il est possible de soutenir les moyens de subsistance des populations tout en encourageant des pratiques agricoles compatibles avec les objectifs de conservation de la biodiversité.

À travers le projet NaturaGuinée, la collaboration entre les communautés locales, les autorités et les partenaires techniques et financiers entend favoriser un modèle de développement dans lequel conservation de la nature et activités économiques peuvent aller de pair.

Cette démarche revêt un intérêt particulier dans les territoires abritant des écosystèmes sensibles, où la réussite des politiques de conservation dépend également de la capacité à proposer aux populations locales des alternatives économiques durables.

Dans sa publication, la WCF a salué l’engagement des différents acteurs impliqués, notamment l’Union européenne, le Ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD), l’OGPNRF, les autorités préfectorales et communales ainsi que les communautés locales de la Réserve de biosphère du Badiar.

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Source: WCF