Le Weekend africain du droit minier et de l’énergie (WADME) a ouvert sa 4ème édition ce vendredi 1er mai 2026 dans un complexe hôtelier de Conakry. Organisé par l’Institut de formation et de l’expertise juridique, en collaboration avec l’Ordre national des avocats de Guinée, l’événement a réuni plusieurs participants venus de divers pays africains et d’ailleurs, notamment de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, de la RDC, de la France, de la Chine et de la Belgique.

La rencontre a également connu la présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory 2 Tounkara ; le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla ; le ministre secrétaire général du Gouvernement, Tamba Benoît Kamano ; le ministre de l’Énergie, Laye Sékou Camara ; ainsi que des responsables d’entreprises minières en activité en Guinée, des entrepreneurs et de nombreux autres invités.

Dans son discours de bienvenue, le président du comité d’organisation, Sékou Traoré, s’est réjoui de la mobilisation autour de cette rencontre continentale : « Votre présence, tant nationale qu’internationale, témoigne de l’importance que nous accordons collectivement aux enjeux juridiques, économiques et stratégiques liés aux secteurs minier et énergétique, piliers essentiels du développement de notre continent. Cette rencontre se veut un cadre privilégié d’échange, de partage d’expériences et de réflexion approfondie entre praticiens du droit, experts et acteurs du secteur. Elle traduit notre volonté commune de renforcer la sécurité juridique, d’améliorer la gouvernance et de promouvoir des pratiques responsables et durables. »

Abondant dans le même sens, Momoya Sylla, membre du comité d’organisation, a insisté sur la portée stratégique de cette plateforme : « C’est un cadre de discussion, un lieu de confrontation d’idées, une plateforme où se rencontrent les réalités du terrain et les exigences du droit. Ici, les experts africains et internationaux se retrouvent pour partager, débattre et surtout construire des solutions concrètes autour des enjeux miniers et énergétiques du continent africain. »

Il a également lancé un appel fort en faveur d’une plus grande implication des juristes africains : « Le juriste africain doit être au cœur des négociations minières et énergétiques. Nous ne pouvons plus accepter que nos grandes conventions soient négociées ailleurs, rédigées ailleurs, pensées ailleurs sans expertise juridique africaine. C’est une question de souveraineté, de responsabilité et surtout d’avenir. J’en appelle donc aux gouvernements, aux compagnies minières et énergétiques ainsi qu’aux institutions financières d’associer pleinement les juristes africains à toutes les étapes des relations contractuelles. C’est cela l’esprit du WADME. »

Pour sa part, le bâtonnier de l’Ordre national des avocats de Guinée, Me Mamadou Souaré Diop, a mis en lumière la pertinence des thématiques abordées : « Les thématiques abordées au cours de ce WADME témoignent d’une grande pertinence, notamment la gouvernance minière et énergétique, la sécurité juridique, les fusions et acquisitions dans les industries extractives, la régulation du marché de l’électricité en Afrique de l’Ouest, les enjeux fiscaux, contractuels et sociaux des projets miniers, ainsi que l’impact de l’intelligence artificielle sur les métiers du droit. »

Il a également salué la diversité des profils des intervenants : « La qualité des intervenants issus d’horizons divers : institutions publiques, cabinets internationaux, entreprises du secteur et universités, constitue une richesse inestimable. Elle garantit des échanges approfondis, concrets et orientés vers des solutions. »

Prenant la parole, le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, a réaffirmé l’engagement de la Guinée : « En accueillant cet événement, la Guinée affirme non seulement la vitalité du débat juridique africain, mais aussi sa détermination à contribuer durablement à la construction d’un cadre juridique et institutionnel robuste au service des secteurs minier et énergétique. »

Il a également inscrit cette initiative dans la vision des autorités nationales, en l’occurrence le président de la République : « La tenue de cet événement le 1er mai, journée internationale du travail, s’inscrit pleinement dans la vision du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, qui place le travail, la justice et la valorisation responsable des ressources naturelles au cœur de l’action publique. Le secteur minier et énergétique demeure un levier stratégique de souveraineté et de développement. Le gouvernement œuvre à la consolidation d’un cadre juridique stable, équitable et sécurisé, garantissant à la fois la protection des travailleurs, la sécurité des investissements et la préservation des intérêts nationaux. »

Ouvrant officiellement les travaux, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory 2 Tounkara, a salué l’importance de cette initiative : « Le WADME s’est incontestablement imposé comme un rendez-vous essentiel pour les professionnels du droit et les acteurs des secteurs miniers et énergétiques en Afrique. Cette plateforme d’échanges illustre parfaitement l’importance cruciale de l’articulation entre le droit, la justice et le développement économique de nos industries extractives. »

Il a enfin rendu hommage particulier aux organisateurs leur engagement constant: « Je tiens à saluer l’initiative et l’engagement constant des organisateurs, notamment l’Institut de formation et de l’expertise juridique ainsi que le Barreau de Guinée, pour leurs efforts visant à inscrire durablement cet événement dans l’agenda juridique africain. »

Il faut rappeler qu’à travers cette 4e édition, le WADME confirme son ambition de devenir un espace incontournable de réflexion stratégique pour un meilleur encadrement juridique des ressources naturelles en Afrique.

Guineeminesnature.com