Depuis plusieurs années, la sous-préfecture de Kaback est confrontée à un problème environnemental lié à la percée de la digue de ceinture. Ce phénomène impacte négativement la production agricole des citoyens.

Avant, la sous-préfecture de Kaback était considérée comme le grenier de la Guinée à cause de sa potentialité agricole, à travers de nombreux périmètres cultivables. La digue de ceinture longue de 8km, aménagée pour bloquer de l’eau salée, a cédé depuis plus de 12 ans. Conséquences, les villages et plus de 2 500 hectares de terres cultivables ont disparu.

Selon le vice-président des producteurs de la sous-préfecture, Soriba Camara, avant Kaback seul pouvait ravitailler tout Conakry en riz. <<Toutes les cultures vivrières sont produites à Kaback. Les 33 groupements que nous avons ici pouvaient cultiver 2 à 3 tonnes chacun. Avant, un seul hectare donnait 3 à 4 tonnes de riz sans engrais…Si la digue n’avait pas cédé, Kaback pouvait nourrir Conakry>>.

Aujourd’hui, avec la salinisation liée à la montée des eaux, les terres cultivables se sont retrecies. Le côté opposé épargné par l’eau salée est infertile. Les habitants de Kaback vivent désormais de denrées importées.

<< C’est quand la digue de ceinture a cédé que nous avons commencé à manger du riz importé. Aujourd’hui on veut juste survivre. On ne peut plus cultiver normalement, parce qu’on n’a pas de matériels de travail>>.

S’adressant à l’Etat et aux personnes de volontés, les agriculteurs de Kaback sollicitent des engrais et des instruments de travail comme des tracteurs, des motoculteurs et autres moyens de production devant leur permettre d’améliorer leur rendement.

A suivre….

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