La Préfecture de Kindia est située à environ 135 Km de Conakry. Elle couvre une superficie de 8 828 Km2 pour une densité de 36 habitants au Km2. Elle compte plus de 320 000 habitants dont 165 000 femmes (52%). Elle est composée d’une commune urbaine de 31 quartiers et quinze districts et de neuf (9) communes rurales (CR) qui regroupent 126 districts.
Pour ceux qui en savent, la préfecture de Kindia est une zone agricole par excellence dans la région de la Basse Guinée.
Cependant, depuis quelques années, plusieurs localités de Kindia sont confrontées à un grave problème de dégradation des terres. Cette situation alarmante menace non seulement la biodiversité de la région, mais aussi les moyens de subsistance des habitants. Face à cette menace croissante, il est impératif d’agir de manière proactive pour protéger l’environnement et restaurer les terres dégradées.
Pour répondre à ce défi, les ONG locales jouent un rôle crucial en initiant des projets de reboisement et de conservation des sols pour inverser la tendance de dégradation. En sensibilisant la population locale et en mobilisant des ressources, ces initiatives contribuent à préserver les ressources naturelles et à promouvoir la durabilité environnementale à Kindia.

« Aujourd’hui, nous avons plus de 15 000 plants que nous sommes entrain de faire pousser avant de les planter », déclare Ibrahima Sory Soumah, responsable d’une ONG basée à Damouyah, un district situé à deux heures de voiture de la commune urbaine de Kindia. Un village dans lequel la plupart des ménages peinent aujourd’hui à trouver de l’eau potable.
« Nous allons commencer immédiatement à planter ces arbres dans les zones affectées pour les préserver et lutter contre ce phénomène », a-t-il ajouté.
Il est crucial que les autorités locales, les acteurs de la société civile et la population collaborent étroitement pour relever ce défi commun. En unissant leurs efforts, ils peuvent mettre en œuvre des solutions efficaces pour restaurer les terres dégradées, protéger la biodiversité et assurer un avenir durable pour la préfecture de Kindia.

« Nous avons besoin du soutien des partenaires techniques et financiers ou du gouvernement, car nous n’avons pas les moyens pour acheter des matériels comme des mototracteurs pour transporter les engrais naturels que nous prenons à plus de 2 km d’ici », mentionne le cinquantenaire Ibrahima Sory Soumah, fort de plus de 20 ans d’expérience dans les activités de reboisement.
« L’année dernière, nous avons planté plus de 30 000 têtes. Cette année, nous n’avons pas encore eu de moyens. Mais nous continuerons toujours à nous battre, parce que c’est un défi que nous nous sommes déjà lancé ».
Il faut rappeler qu’à Damouyah, avant les campagnes nationales de reboisement prévue au mois de juin, les ONG locales ont anticipé des actions pour planter plus de 4 000 arbres sur fonds propre. Afin de poursuivre leurs activités, elles demandent le soutien du gouvernement et des partenaires techniques et financiers impliqués dans la lutte contre le changement climatique.

De retour de Kindia, Younoussa Naby SYLLA
Chargé des questions minières, environnementales et agricoles,
Pour Guineeminesnature.com
Tel: 624 36 64 35










