Le Gouvernement guinéen poursuit la réforme du cadre juridique régissant le foncier. Le Premier ministre Amadou Oury Bah a présidé, ce mercredi 7 octobre 2026 à Conakry, l’atelier national de validation de l’avant-projet du nouveau Code foncier et domanial, en présence de plusieurs membres du Gouvernement.

Cette initiative marque une étape importante dans la refonte du dispositif juridique applicable aux terres, aux biens immobiliers ainsi qu’aux droits fonciers et domaniaux en Guinée.

Le nouvel avant-projet vise notamment à moderniser les règles encadrant l’administration, la protection, la valorisation et le contrôle du patrimoine foncier et domanial. Il entend également contribuer à renforcer la sécurité juridique autour de la propriété et de l’accès à la terre.

Au-delà des aspects juridiques et administratifs, la réforme intervient dans un contexte où les questions foncières constituent un enjeu majeur pour les populations, les collectivités et les investisseurs. La clarification des droits et des procédures doit notamment permettre de réduire les risques de conflits et de renforcer la confiance entre les différents acteurs.

Prenant la parole à l’ouverture des travaux, le Premier ministre Amadou Oury Bah a souligné l’importance de la protection des droits dans une République.

« La force d’une République se reconnaît à la protection qu’elle assure à ceux qui n’ont que le droit pour se défendre », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « La question foncière met cette exigence à l’épreuve. La manière dont nous organisons les droits touche à la dignité humaine et à la paix sociale. »

Cette démarche permet aux autorités guinéennes de disposer d’un cadre foncier plus cohérent, sécurisé et adapté aux réalités actuelles du pays. La validation de l’avant-projet constitue une étape dans le processus qui devra conduire à l’adoption du nouveau Code foncier et domanial.

Bountouraby Bangoura