Guinée : Des hommes de médias et de la société civile outillés en droit de la santé sexuelle et reproductive

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Le Réseau des Medias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) à travers sa coordination nationale a organisé, jeudi 25 mars 2021 à Conakry, un forum sur l’imprégnation des hommes et femmes des medias en droits de la Santé sexuelle et reproduction (DSSR) autour du thème : « Les avortements clandestins ».

Cette formation financée par l’ONG Américaine ‘’IPAS’’, a été présidéé par le conseiller chargé de missions du Ministère de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale, Robert Peguitha Saoromou.

Elle a pour but de présenter aux hommes de médias, des enjeux et les défis liés au respect des droits à la santé des femmes et au respect des droits des femmes au contrôle des fonctions de reproduction. Aussi, d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur l’engagement que les pays africains ont pris devant l’Union Africaine en 2003 à savoir, la transposition de certains thèmes de protocole de Maputo par rapport aux droits des femmes à la santé ainsi qu’au contrôle des fonctions de reproduction.

A cette session, il était question pour les journalistes et les acteurs de la société civile de pencher sur des sujets comme le rôle des medias dans la promotion du DSSR, le contexte institutionnel et législatif des avortements clandestins e enfin, présentation et validation du rapport final du forum.

Selon le point focal du REMAPSEN en Guinée, Moussa Iboun Conté, la rencontre s’inscrit en droite ligne du souci des journalistes africains de sensibiliser et de développer les visibilités des pouvoirs publics sur leurs engagements internationaux concernant un sujet très sensible relatif aux droits des femmes et des jeunes filles à la santé. Également, le droit au contrôle des fonctions de reproduction.

Il a ensuite expliqué donc « c’est une action de plaidoyer qui va commencer au terme de ce forum vers les pouvoirs publics pour qu’on crée des conditions de transpositions de certains thèmes de protocole de Maputo dans la législation guinéenne qui prend en compte un certain nombre de facteur de certains conditions spécifiques dont l’avortement sécurisé, des agressions sexuelles, le viol et des grossesses non désirées».

Le président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG), Dr Dansa Kourouma a, dans son discours de clôture, noté que l’une des recommandations qu’on doit faire à l’Etat en plus de ce qui est fait dans les Centres Médicaux Communaux, c’est d’avoir un centre de référence national qui appartient au pays où on prend en charge les maladies liées à la reproduction sans attendre les fonds de la Banque Mondiale etc.

« Alors, si nous voulons lutter contre les violences basées sur le genre, il faut créer des conditions qui puissent permettre à la femme d’avoir le courage de tenir tête et d’aller jusqu’à un procès. Et après le procès, qu’elle soit capable de retourner autour d’activités économique et social qui garantissent sa dignité », dit-t-il

Il est à préciser qu’au cours de cette formation, des recommandations ont été faites par les participants permettant d’amener les citoyens à adopter des comportements qui ont moins de risque dans le secteur de la santé.

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