Alors que la COP30 sur le climat s’ouvre, lundi 10 novembre, à Belém au Brésil, une autre « Conférence des parties », moins connue, a pris fin hier à Genève : la COP6 de la Convention de Minamata sur le mercure. Le mercure est considéré comme l’un des dix produits chimiques les plus préoccupants pour la santé publique par l’Organisation mondiale de la Santé. À l’issue d’une semaine de réunion, les pays membres ont pris une vingtaine de décisions. Ils se sont, en particulier, accordés pour mettre fin à l’utilisation des amalgames dentaires au mercure d’ici 2034.

Les amalgames dentaires que l’on appelle couramment « plombages » contiennent en fait plusieurs métaux et en particulier du mercure. Un métal qui peut aussi se répandre dans l’environnement, selon le Guardian, via les crématorium. À son adoption en 2013, la convention de Minamata, prévoyait déjà que les signataires éliminent progressivement les amalgames dentaires au mercure. Ils sont d’ailleurs interdits depuis janvier 2025 dans l’Union européenne (UE), sauf dérogation.

Cela prend du temps

Mais la mise en oeuvre prend du temps. Et à Genève, cette semaine, des amendements ont donc été adoptés pour en finir – partout – avec ce métal à l’horizon 2034. Un bloc de pays africains voulait aller plus loin. Celui-ci demandait une interdiction de la production, de l’importation et de l’exportation des plombages au mercure dès 2030. Trop tôt pour certains pays comme l’Iran, l’Inde ou le Royaume-Uni.

Lutter contre le commerce illicite

À la demande des pays africains, les négociateurs ont aussi convenu d’intensifier leurs efforts pour lutter contre le commerce illicite de produits cosmétiques contenant du mercure. Le mercure éclaircit la peau en supprimant la production de mélanine. Mais, ce processus n’est pas permanent. Il est surtout dangereux pour la santé. Quant à la pollution au mercure liée à l’exploitation des mines d’or artisanales, les pays ont reconnu l’importance d’offrir des moyens de subsistances alternatifs.

Source: RFI