Dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 août 2026, un pan de la décharge de Dar-es-Salam 2, dans la commune de Gbessia, s’est détaché et a enseveli les maisons installées à son pied. Trente-cinq morts. Le pays a mis les drapeaux en berne le 4 septembre. Trois jours après le drame, les bulldozers sont arrivés — non pour dégager la montagne d’ordures, mais pour démolir les maisons des survivants. Cette tribune soutient trois choses : que le trou dans lequel Conakry déverse ses déchets depuis quarante-six ans est un passif minier colonial jamais réhabilité ; que sa gestion a violé, de manière continue, le droit guinéen de l’environnement ; et que le déguerpissement en cours, sans indemnisation ni relogement préalables, ajoute une faute à une catastrophe. Elle propose, en dernière partie, un protocole de fermeture et de reconversion opposable.
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