Beaucoup de personnes pratiquent les activités agricoles au bord des rivières Takhou et Wawa, dans la commune urbaine de Kindia. Les vastes potagers ont cédé, dimanche dernier, à la colère des eaux. Des mois de sueur et d’investissements ont été réduits à néant en quelques minutes par une crue soudaine. Les cultures ont été envahies par le sable et les boues. La survie de ce secteur agricole est menacée. Si rien n’est fait, la chaîne maraîchère pourrait rester longtemps à la merci des caprices de la nature.
Au quartier Abattoir 1, le rêve de Melly Sylla s’est transformé en cauchemar. Elle exprime son désarroi en ces termes :
« Nous avons enregistré des dégâts. Toutes nos cultures ont été détruites, les terres agricoles submergées. Nous avons tout perdu. J’ai investi beaucoup d’argent dans cette activité agricole. Nous payons les laboureurs qui font des buttes. Nous achetons les engrais sans oublier la pulvérisation. Le sable et les boues se sont déversés sur nos cultures. Tous nos investissements sont engloutis. »
Les pertes sont considérables et difficilement évaluables. Derrière chaque butte ou semence submergée se cache un lourd sacrifice financier, mais les maraîchers ne se résignent pas face à cette catastrophe qui se répète. Ils plaident pour l’aménagement de leur domaine agricole.
« Nous demandons à l’État et aux personnes de bonne volonté d’aménager notre domaine agricole, de faire des canaux d’évacuation pour nous. Nous souffrons ici. Nous demandons aux autorités de construire des digues de protection et de mettre en place des canalisations. Certaines parties se sont effondrées », a souligné Melly Sylla.
Les inondations ont impacté négativement le gagne-pain des groupements agricoles exerçant le long des cours d’eau de la ville de Kindia. La saison des pluies est devenue un cauchemar pour certains agriculteurs de la ville des agrumes.
De Kindia, Ibrahima Sory Traoré, pour Guineeminesnature.com










