De fortes pluies se sont abattues sur la ville de Kindia, dimanche 19 juillet 2026. Le spectacle est désolant. Aux quartiers Yéolé, Abattoir, Caravanseraïl et Gada Wawa, les eaux ont envahi des concessions. Cette situation a poussé beaucoup de personnes à fuir leurs maisons. Les fortes pluies ont causé des dégâts matériels importants. Des murs de clôture se sont effondrés au quartier Yéolé. Aucune perte en vie humaine n’est à déplorer.
Selon plusieurs observateurs, ces inondations sont, en grande partie, le fruit de l’occupation anarchique des lits des cours d’eau qui traversent la ville de Kindia.
Ces événements malheureux surviennent chaque saison pluvieuse. Plusieurs citoyens occupent des zones inondables sans se soucier des conséquences. Ils paient aujourd’hui le prix d’une urbanisation sauvage. L’obstruction des canaux d’évacuation par des déchets et des remblais a également réduit la capacité naturelle d’absorption de la commune urbaine de Kindia. Pour l’heure, aucune politique de gestion des lits des cours d’eau n’est mise en place.

L’image la plus frappante de ces inondations reste l’état des nouveaux ponts. Ces ouvrages de franchissement ont été submergés.
Le niveau d’eau a baissé ce lundi matin, mais cela ne signifie pas que le danger est écarté. Il laisse des réseaux d’évacuation encombrés et des fondations fragilisées. Les sinistrés ont peur d’un nouvel épisode pluvieux. Les cours d’eau pourraient déborder à nouveau. Les déchets charriés lors de la première inondation ont bouché des canaux d’évacuation. La situation est alarmante. Elle plonge des riverains dans une anxiété profonde.
La ville de Kindia fait face à des inondations sans précédent. Cette catastrophe met en lumière une urbanisation galopante et anarchique.



De Kindia, Ibrahima Sory Traoré, pour Guineeminesnature.com










