Dans un panel de discussion organisé entre acteurs miniers, la question de synergie mines et infrastructures était au centre des débats. Il s’agissait de mettre l’accent sur les enjeux du secteur minier pour un développement intégré et durable de la Guinée.  

Intervenant sur la problématique, l’Expert en Chef de la Banque Mondiale en charge des questions minières, parle de difficulté fondamentale. Il s’agit du manque de vision globale intégrée de leadership des sociétés minières.

Pour Boubacar Bocoum, s’il la Guinée veut que les mines soient un levier, il faut qu’il y ait une vision globale intégrée avec le leadership pour que les choses se passent bien. Et vue que cette question d’intégration n’est pas respectée, c’est pourquoi l’on se retrouve dans les pareilles situations.

Pour Souleymane Traoré, Directeur Général de la CBG, la mutualisation des infrastructures est un pari au niveau de leur entreprise.  La vocation au niveau de leur société, selon lui, est de pouvoir sortir et acheminer les produits miniers. Et cette compréhension par réaction  de chacune des sociétés est importante pour la valorisation du secteur minier guinéen.

La SMB, quant à elle, met l’accent sur l’importance du Plan national de développement économique et social (PNDES. Pour elle, les acteurs miniers sont ceux qui peuvent soutenir les sociétés minières guinéennes.

Selon Fréderic Bouzigues, « La SMB n’était pas au départ un acteur minier, on a mis un certain nombre de consortium, des logisticiens, des routiers, les transports. Notre cas particulier, on a envisagé notre plan pour faire un corridor  agricole… Il est vrai qu’on ne peut pas demander. Il faut aussi que la partition soit jouée par tous les secteurs pour permettre aux populations de bénéficier de ces infrastructures. Mutualiser définitivement nos outils de transport »

Le problème de mutualisation n’est pas une fin en soi, rétorque le président de la Chambre des mines de Guinée, Malick Ndiaye. Les infrastructures sont faites pour les besoin des miniers, a-t-il ajouté. Depuis 2011, l’investissement que la Guinée a connu, c’est l’investissement minier. On ne peut pas obliger un investissement s’il y a un échec au bout du compte. Au niveau l’énergie, nous faisons face au problème à Boké.

Le Ministre des Mines Abdoulaye Magassouba, lui, estime que l’objectif, c’est la transformation de l’économie nationale. Parlant des approches, il ajoute que l’objectif de la politique minière guinéenne s’inscrit dans le développement durable du capital naturel.

« Il faut que les mines soient un véritable outil pour le développement local. Il y a aussi le développement minier responsable, les impacts environnementaux socio-durables ».

Avant de terminer, le ministre a tenu à rappeler que l’Etat guinéen a mis en place un schéma directeur pour les infrastructures minières, plus de deux milliards de dollars. Ils se trouvent donc dans les toutes dernières étapes de finalisation de certains travaux, tels que les opérations ferroviaires, pour ne citer que cela.

Sylla Youn, pour guineeminesnature.com

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