A l’occasion du lancement des travaux de l’atelier sur le rapport de gouvernance du secteur des pêches en Guinée, organisé ce mercredi 19 novembre 2025, le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, M. Fassou Théa, a présenté le bilan de ses cent premiers jours à la tête du département.
La cérémonie a été présidée par le Ministre Directeur de Cabinet à la Primature, Mohamed Lamine Sy Savané, et a réuni plusieurs personnalités gouvernementales et diplomatiques, les hauts cadres du ministère de la Pêche et de l’Économie maritime, Morlaye Soumah, des représentants des sociétés de pêche opérant en Guinée, des responsables du ministère de l’Environnement, ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Dans son intervention, le ministre Fassou Théa est revenu sur les réformes engagées depuis sa prise de fonction.

« A ma prise de fonction, le 27 juillet 2025, notre action s’est alignée sur la vision du Chef de l’État, le Président Mamadi Doumbouya, à savoir : la souveraineté alimentaire, la sécurité maritime et la modernisation des secteurs productifs. La première étape fut un diagnostic approfondi du secteur qui, bien que riche en potentiel, souffrait de défis structurels persistants, notamment une sous-exploitation des ressources, des infrastructures faibles et, surtout, une gouvernance budgétaire et contractuelle défaillante. »
Selon lui, un diagnostic global et scientifiquement documenté a été réalisé avec l’appui d’un consultant, mobilisant des enquêtes de terrain dans les zones de pêche artisanale et industrielle, les centres de transformation, les ports, les infrastructures frigorifiques, les postes sanitaires transfrontaliers et les sites de débarquement. Les équipes techniques ont observé directement les conditions de travail des pêcheurs, les difficultés de conservation et les pertes enregistrées, la vétusté de certaines installations, les défis logistiques des mareyeuses, mais aussi les conditions de vie des femmes transformatrices et les contraintes liées aux exportations.
Le ministre a également rappelé qu’à sa prise de fonction, le titre 5 du budget dédié à l’investissement affichait un taux de décaissement de seulement 2 %, révélant une exécution quasi nulle. « Nous avons immédiatement engagé une revue complète des dossiers. Sur 47 contrats traités, 44 ont aujourd’hui été approuvés par le ministère de l’Économie et des Finances, portant le taux d’exécution à 93,6%. Ces contrats sont désormais en cours d’engagement, permettant au département de sortir de l’inertie et de relancer efficacement les investissements prioritaires. Avec les investissements débloqués, le montant cumulé des contrats en cours d’exécution dépasse désormais 193 milliards de francs guinéens (GNF). »

Le ministre Fassou Théa a exprimé sa gratitude envers les partenaires techniques et financiers qui ne cessent de lui apporter tous les soutiensnécessaires dans l’accomplissement de ses objectifs.
« Mes remerciements s’adressentégalement à l’ensemble de nos partenaires, dont principalement la Banque mondiale, la FAO, l’Agence française de développement, le Fonds mondial pour l’économie bleue, le PNUD, l’Union européenne, la BAD, entre autres. Leur expertise internationale, leur regard extérieur et leur soutien méthodique et financier constituent un appui indispensable et une valeur ajoutée essentielle pour la transformation du secteur. »
A travers cette présentation, le ministre Fassou Théa assure que ces premières réformes et investissements relancés posent déjà les bases d’une modernisation durable du secteur. Et les prochains mois permettront sans doute d’en mesurer les résultats concrets qui seront engagés sur le terrain.
Sylla Youn, pour guineeminesnature.com










