Il y a des risques que le baril de Brent passe au-dessus de 90 $ en fin d’année (Goldman Sachs)

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FILE PHOTO: Pump jacks operate at sunset in Midland, Texas, U.S., February 11, 2019. REUTERS/Nick Oxford

(Agence Ecofin) – Le maintien du resserrement de l’offre pétrolière conjugué à une demande sans cesse croissante est de nature à affecter les scénarios de prix imaginés par certains analystes du marché.

Dans une analyse publiée le 24 octobre dernier, la banque d’investissement américaine Goldman Sachs a indiqué que le fort rebond de la demande actuelle de pétrole pourrait faire passer le baril de Brent au-delà de sa prévision de fin d’année qui est de 90 dollars.

Elle met en exergue le recours de plus en plus important au pétrole en Chine, pour alimenter la reprise économique et le passage du gaz au pétrole, qui, à lui seul, devrait contribuer à la demande, à hauteur de plus d’un million de barils par jour.

« Bien qu’il ne s’agisse pas de notre scénario de base, une telle persistance de la demande représenterait un risque à la hausse pour notre prévision de prix du Brent de 90 $/b en fin d’année », explique la banque. L’institution dit s’attendre à ce que la demande d’ici la fin de l’année atteigne les niveaux d’avant la pandémie, soit près de 100 millions de barils par jour.

Elle explique que la Chine qui portera la plus grande part de cette embellie, connait déjà un besoin soutenu en diesel, en raison d’un passage massif à des générateurs alimentés au diesel, dans un contexte de prix trop élevés du gaz actuellement. On remarque également que les camions alimentés au GNL y sont de moins en moins sollicités pour le transport de marchandises.

Le 27 octobre, à l’ouverture des marchés en Asie, le Brent s’échangeait contre 85,70 dollars le baril et devrait continuer à progresser si l’OPEP maintient sa politique de ne pas augmenter son offre jusqu’à fin décembre.

Olivier de Souza

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