Flags of the NGO Amnesty International. Thousands protesters marched again against the 'Global Security Law' bill promoted by French President Macron and his majority and for more means for the public health system and hospitals. The 'Global Security Law' bill will forbid anyone to photograph or film police members if not flouted : transgressors could be condemned up to one year in jail and a 45.000 fine. The bill also plans to generalize facial recognition in pubic spaces as in China. The French Rights Defender, the French National Commission on Human Rights (administrative bodies) and the UN Human Rights body condemn the bill as it will be a violation of internationals treaties signed and ratified by France, the Universal Human Rights Declaration, rule of law, etc. They fear a chilling effect on people wanting to use their right to protest, right to personal privacy... and on journalists, photographers, videographers. Toulouse. France. December 12th 2020. (Photo by Alain Pitton/NurPhoto via Getty Images)

Réagissant à l’arrestation et l’inculpation de 13 journalistes à la suite de la dispersion d’un rassemblement pacifique, Fabien Offner, chercheur au bureau régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du centre déclare :

« Cette nouvelle répression d’un rassemblement témoigne de la volonté implacable du régime de faire appliquer sa décision du 13 mai 2022 interdisant tous les rassemblements, et de museler les personnes et médias qui dénoncent les atteintes répétées au droit de réunion pacifique et à la liberté d’expression.

« Treize journalistes ont été arrêtés arbitrairement dans la matinée du 16 octobre et conduits au commissariat central puis au tribunal de première instance de Kaloum (Conakry), parmi lesquels le secrétaire général du Syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPPG). Ils participaient à une manifestation pacifique organisée par le SPPG pour demander la levée des restrictions d’accès à certains sites d’information qu’ils imputent aux autorités. Ils ont été inculpés pour ‘participation à un attroupement illégal sur la voie publique’.

« Considérant l’interdiction générale de manifester décrétée par les autorités comme étant contraire aux normes internationales de protection des droits humains qui lient la Guinée, Amnesty International demande l’abandon des charges contre ces journalistes, libérés le 16 en fin de journée.

Fabien Offner, chercheur au bureau régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du centre

« Nous appelons les autorités à garantir le droit à la liberté d’expression et à rétablir le droit de réunion pacifique. »

Complément d’information

Cette nouvelle violation des droits à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d’expression intervient cinq mois après que l’accès aux réseaux sociaux et à des sites d’information avait été restreint à partir du 17 mai, jour d’un appel au rassemblement des Forces Vives de Guinée. Le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique avait justifié ces dysfonctionnements par un problème technique lié au câble sous-marin qui connecte le pays à internet.

En réaction, les organisations professionnelles de la presse avaient décidé de plusieurs actions, dont « le boycott de toutes les activités du gouvernement et les autres organes de la Transition jusqu’à la levée de toutes les restrictions », une « journée sans presse » et une « marche de protestation » (finalement annulée).

Depuis le 15 août 2023, le site d’information Guinéematin.com est inaccessible, sans aucune explication. Le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, par ailleurs porte-parole du gouvernement, a nié être à l’origine de ce blocage, sans pour autant être en mesure d’apporter un éclaircissement à ce sujet.

 

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