Le sort de la décharge de Dar-Es-Salam est désormais scellé. Le gouvernement guinéen annonce sa fermeture prochaine, dans le cadre d’un vaste plan de gestion durable des déchets à Conakry.
C’est le Premier ministre, Amadou Oury Bah, en personne, qui s’est rendu sur le site ce mercredi. Objectif : constater les conditions de fonctionnement de cette décharge à ciel ouvert, source récurrente de nuisances et de tensions pour les riverains. Il était accompagné des services techniques de salubrité, des forces de sécurité et des autorités locales.
Sur place, le chef du gouvernement a donné des instructions fermes : identifier sans délai les zones à risque, sécuriser les alentours et enclencher le processus de fermeture définitive du site.
« Nous voulons un modèle qui crée de l’emploi et protège la santé des citoyens », a déclaré le Premier ministre.

Parallèlement, les autorités affinent une nouvelle stratégie nationale de gestion des déchets. Elle reposera sur un système intégré : de la collecte au tri, jusqu’à la transformation et la valorisation des déchets. Une approche qui se veut à la fois respectueuse de l’environnement et économiquement porteuse.
La démarche est saluée par la société civile. Mouctar Bah, porte-parole du collectif citoyen pour un environnement sain, n’hésite pas à parler d’une « démarche historique ». Pour lui, c’est un tournant majeur dans la lutte contre l’insalubrité chronique à Conakry.
Dès la semaine prochaine, la Primature prévoit de lancer une série de concertations avec les parties prenantes : élus, opérateurs économiques, ONG, et entreprises du secteur de l’environnement. Ces échanges devront aboutir à des partenariats public-privé solides, gage d’une politique d’assainissement durable et efficace.
Depuis plusieurs années, la décharge de Dar-Es-Salam est au cœur des critiques, tant pour ses impacts sur la santé publique que pour les accidents meurtriers qu’elle a engendrés. Sa fermeture et son remplacement par un système moderne pourraient bien marquer un nouveau départ pour la capitale guinéenne.
La Rédaction










