Le 19 octobre 2026, lors d’une conférence de presse animée à Conakry, les autorités guinéennes ont annoncé un programme d’investissement de plus de 600 millions d’euros destiné à améliorer l’accès à l’eau potable. Présenté par le ministre Faya François Bourouno, porte-parole du Gouvernement, lors de cette rencontre avec les médias nationaux et internationaux, ce programme prévoit la réhabilitation de 13 stations de traitement à Conakry, la construction de 23 stations dans 16 autres villes et la réalisation de 1 600 points d’eau, selon les informations rapportées par le Service d’Information du Gouvernement.
Ces investissements annoncés visent à renforcer les capacités de production et de distribution d’eau potable, tout en améliorant la desserte des populations dans la capitale et à l’intérieur du pays. Selon le porte-parole du Gouvernement, le programme avait été lancé en juin 2026 par le ministère chargé du secteur.
Pendant ce temps, l’ampleur des besoins a été également soulignée par la Banque mondiale. Dans une publication du 5 août 2026 consacrée à la protection des ressources hydriques en Guinée, l’institution indique que 23 % seulement des ménages guinéens disposent d’un raccordement à un réseau d’eau courante. Elle souligne aussi que de nombreuses communautés dépendent encore de sources d’approvisionnement informelles.
La Banque mondiale précise par ailleurs que le Projet eau et assainissement de Guinée (PEAG) vise à améliorer les services d’eau potable pour près de 2,6 millions de personnes, dont plus de 570 000 devraient accéder à ce service pour la première fois. Le projet prévoit également une amélioration du service pour environ 2 millions de personnes déjà raccordées au réseau, notamment en matière de pression et de durée de distribution.
Dans son communiqué du 4 avril 2025, la Banque mondiale présentait une enveloppe de financement d’environ 499 millions de dollars pour cette opération, incluant notamment un crédit de 200 millions de dollars de l’Association internationale de développement, une contribution du Gouvernement guinéen et des financements de partenaires internationaux. En août 2026, une autre publication de l’institution évoquait une enveloppe globale d’environ 670 millions de dollars, d’après les sources : Banque mondiale, 5 août 2026 ; Banque mondiale, 4 avril 2025.
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