Une vingtaine de sages-femmes vient d’achever, ce mercredi 29 juillet 2026, une session de formation de trois jours consacrée à l’offre de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) adaptés aux adolescents et aux jeunes. Financée par ONU Femmes et mise en œuvre par le Centre Guinéen de Formation et d’Éducation pour le Développement (CEGUFED), cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet : Appui à la promotion de l’égalité des sexes afin d’améliorer la santé sexuelle et reproductive, maternelle, néonatale, infantile et des adolescents, ainsi que la nutrition.
Cette formation avait pour objectif de renforcer les compétences des professionnelles de santé afin qu’elles soient en mesure d’offrir des services répondant aux besoins spécifiques des adolescents et des jeunes, dans le respect de la confidentialité, de leurs droits et de leur dignité.
Les vingt participantes constituent la première cohorte d’un programme plus ambitieux qui prévoit le renforcement des capacités de cent (100) agents de santé dans les différentes zones d’intervention du projet.
À la clôture des travaux, le coordinateur de projets au CEGUFED, Fodé Camara, s’est félicité du déroulement de la formation et de l’engagement exemplaire des participantes.
« Deux éléments ont particulièrement retenu notre attention. D’abord, votre forte mobilisation dès le premier jour. Ensuite, votre assiduité, votre discipline et votre engagement durant toute la formation. Nous organisons régulièrement ce type de sessions, mais le sérieux dont vous avez fait preuve constitue un véritable exemple », a-t-il déclaré.

Il a également salué la qualité des échanges entre les participantes et le formateur : « Aucun sujet n’a été considéré comme tabou. Vous êtes des professionnelles de santé et vous avez abordé toutes les questions avec franchise. C’est ce qui fait la richesse de cette formation. Nous sommes convaincus qu’à votre retour dans vos structures sanitaires, vous mettrez en pratique les connaissances acquises au bénéfice des adolescents et des jeunes. »
Selon lui, cette formation constitue un véritable recyclage professionnel permettant aux participantes d’actualiser leurs connaissances tout en renforçant leurs compétences pratiques.
« Nous comptons sur vous pour être des relais auprès de vos collègues. Les connaissances acquises devront être partagées afin d’améliorer durablement la qualité des services de santé sexuelle et reproductive destinés aux adolescents et aux jeunes », a-t-il insisté.
Au nom des bénéficiaires, la porte-parole des participantes, Yassa Béavogui, sage-femme au Centre médical communal Bernard Kouchner de Kaloum, a exprimé sa reconnaissance envers le CEGUFED et les partenaires du projet pour cette initiative.
« Durant ces trois jours, nous avons acquis des connaissances très utiles qui renforceront notre pratique quotidienne. À notre retour, nous nous engageons à organiser des séances de restitution dans nos structures afin que nos collègues puissent également bénéficier de ces acquis. »

Elle a souligné que les principaux enseignements de la formation concernent notamment l’amélioration de l’accueil des adolescents, le respect de la confidentialité et l’écoute attentive des jeunes.
« Nous avons compris qu’un bon accueil, la discrétion et le respect de la confidentialité sont essentiels pour instaurer un climat de confiance avec les adolescents. Nous appliquerons désormais ces principes dans nos structures sanitaires », a-t-elle assuré.
Même satisfaction chez Marie Barry, sage-femme au centre de santé Hadja Djené Kaba de Kaporo, qui estime que cette formation permettra d’améliorer considérablement la prise en charge des adolescents et des jeunes.
« Ces trois jours nous ont permis d’approfondir nos connaissances sur la santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes. Nous disposons désormais d’outils que nous allons utiliser aussi bien dans nos centres de santé que dans les communautés afin de sensibiliser les jeunes et de lever les nombreux tabous autour de la sexualité. »
Elle a annoncé que des séances de restitution seront organisées au sein de son établissement avant d’engager des causeries éducatives dans les écoles et les communautés.

« Nous voulons partager ces connaissances avec nos collègues, mais aussi sensibiliser les adolescents et leurs parents afin de favoriser un meilleur accès aux services de santé sexuelle et reproductive. »
Toutefois, Marie Barry a formulé un plaidoyer en faveur d’un meilleur accompagnement des structures sanitaires.
« Nous sommes satisfaites de cette formation. Cependant, nous souhaitons que le projet nous accompagne dans l’aménagement d’espaces dédiés aux adolescents et aux jeunes. La confidentialité est indispensable dans la prise en charge de cette cible, mais nos structures ne disposent pas toujours de locaux adaptés pour garantir cette confidentialité. »
En renforçant les capacités des sages-femmes, le CEGUFED ambitionne d’améliorer l’accès des adolescents et des jeunes à des services de santé sexuelle et reproductive de qualité, fondés sur l’écoute, la confidentialité et le respect de leurs droits.



Sylla Youn, pour le REMAPSEN










