La cohabitation entre éleveurs et agriculteurs rime trop souvent avec des frictions à travers le pays. Kaaly, district relevant de la commune urbaine de Kindia, est une zone agro-pastorale. Dans cette localité, les agriculteurs surclassent numériquement les éleveurs. Il y a bel et bien des zones de fracture, mais les responsables locaux réussissent à trouver la solution aux conflits sans engendrer un rapport de force ou d’exclusion des minorités.
« Nous sommes comme des frères. Il y a un lien fraternel entre éleveurs et agriculteurs. Nos conflits n’iront pas loin. Nous les gérons bien. Les éleveurs et les agriculteurs subissent parfois des pertes réciproques. Il y a des conflits, mais nos liens sont plus importants que tout. Nous vivons ensemble », a déclaré Elhadj Soriba Camara dit Fanta Sory, président de district de Kaaly.
Dans le paysage rural de Kaaly, les responsables locaux allument le flambeau de la concorde. Ce climat d’apaisement est masqué par quelques difficultés. Les agriculteurs peinent à avoir des produits phytosanitaires.
« Les agriculteurs de Kaaly rencontrent des difficultés. Ils ont du mal à avoir les herbicides. La destruction des champs est un autre problème, mais nous parvenons à le résoudre. Nous n’avons pas de route. Les récoltes sont prometteuses ici, mais il n’y a pas de route. Cette situation nous donne le fil à retordre. Nous n’avons pas également un poste de santé. Nous demandons aux autorités d’aménager nos domaines agricoles », a plaidé Elhadj Soriba Camara dit Fanta Sory, président de district de Kaaly.
Il est difficile aujourd’hui de séparer le monde pastoral et agraire. Les déjections animales fertilisent les champs après les récoltes, tandis que les résidus de cultures nourrissent le bétail pendant la saison sèche.


De Kindia, Ibrahima Sory Traoré, pour Guineeminesnature.com










