C’est une avancée majeure pour les communautés pastorales guinéennes. L’adoption du nouveau Code Pastoral, et plus précisément de son article 29, marque un tournant décisif dans la reconnaissance des droits des éleveurs et dans l’organisation durable de la mobilité du bétail à travers le pays.
Désormais, les éleveurs peuvent déplacer leurs troupeaux plus librement, dans le respect de l’environnement et des ressources naturelles. Cette disposition renforce la mobilité pastorale, élément vital pour l’accès aux pâturages et à l’eau, surtout dans un contexte marqué par les effets du changement climatique et la pression croissante sur les ressources foncières.
Au-delà de la liberté de mouvement, le texte établit un cadre juridique clair pour prévenir les conflits entre agriculteurs et éleveurs, deux piliers de l’économie rurale guinéenne souvent en tension sur l’usage des terres. Le nouveau Code promeut ainsi une cohabitation plus harmonieuse entre agriculture, élevage et préservation des écosystèmes.
Avec cette réforme, la Guinée pose les jalons d’un système pastoral plus équitable, sécurisé et durable. En conciliant mobilité, droits fonciers, protection de l’environnement et dialogue entre communautés rurales, le Code Pastoral devient un outil stratégique de prévention des conflits et de résilience face aux enjeux climatiques.
Une avancée saluée par les éleveurs, les organisations de la société civile et les partenaires du développement, comme un signal fort en faveur de la justice sociale, du développement rural inclusif et de la paix dans les campagnes guinéennes.
La Rédaction










