À l’occasion de la Semaine mondiale des forêts, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) appelle à une mobilisation financière et politique en faveur des forêts des zones arides.
« Les forêts des zones arides sont essentielles à nos vies et à celles des générations futures », a déclaré le Directeur général de la FAO, QU Dongyu, dans un message vidéo. « Pourtant, elles sont souvent méconnues, insuffisamment surveillées et sous-financées. Cela doit changer », a-t-il ajouté, précisant que ces écosystèmes constituent pourtant un rempart contre la désertification et une source de subsistance pour des milliers de personnes.
Dans les régions où l’eau se fait rare, les arbres jouent un rôle déterminant dans l’équilibre écologique et la survie des populations. C’est cette réalité que la FAO entend remettre au centre des discussions internationales. Du 28 septembre au 2 octobre 2026, la dixième édition de la Semaine mondiale des forêts, organisée à Rome, met en lumière leur contribution à la sécurité alimentaire, à la résilience climatique et au développement durable. À cette occasion, l’organisation onusienne insiste sur la nécessité d’investir davantage dans les forêts des zones arides, qui couvrent près de 41 % des terres émergées.
Un patrimoine naturel sous pression
Selon la FAO, les forêts des zones arides abritent plus de deux milliards d’habitants et fournissent des ressources indispensables à leur quotidien : bois de chauffe, produits alimentaires, fourrage pour le bétail et revenus issus de l’exploitation forestière. Elles contribuent aussi à stabiliser les sols, préserver la biodiversité et limiter les effets des sécheresses.
Mais cet équilibre se fragilise. L’expansion agricole, l’urbanisation et la surexploitation des ressources accélèrent la dégradation des milieux. Selon les données avancées dans le cadre de cet appel, près d’un quart des forêts des zones arides serait déjà dégradé. Le dérèglement climatique accentue cette vulnérabilité. La multiplication des épisodes de sécheresse et le risque accru d’incendies menacent des écosystèmes dont la régénération est souvent lente.
Création d’un « accélérateur d’appui aux forêts des zones arides »
Pour sortir de cette impasse, la FAO propose la création d’un « accélérateur d’appui aux forêts des zones arides ». Cette plateforme doit faciliter la mobilisation de financements, renforcer les données et le suivi, améliorer la coordination entre les secteurs et aider les pays à déployer à grande échelle les solutions déjà éprouvées.
À travers son appel, la FAO cherche surtout à replacer les forêts des zones arides dans les politiques internationales consacrées à l’environnement et au développement. Leur protection concerne en effet à la fois la lutte contre la désertification, l’adaptation au changement climatique, la biodiversité et les moyens de subsistance.
Pour l’organisation, mieux reconnaître la valeur de ces écosystèmes et y consacrer davantage de ressources est devenu nécessaire pour renforcer la résilience des populations qui en dépendent. La question est désormais de transformer cet appel en investissements et en actions concrètes sur le terrain.
Afrik.com










