Les fonds devraient être consacrés essentiellement à la santé et à l’adaptation au changement climatique. Leur décaissement ne serait pas lié à l’attitude des pays africains face à la guerre en Ukraine. 

Les Etats-Unis vont engager 55 milliards $ sur trois ans en Afrique, a annoncé la Maison blanche, lundi 12 décembre, à la veille d’un sommet durant duquel le président américain, Joe Biden (photo) doit recevoir une cinquantaine de dirigeants du continent.

« Les Etats-Unis vont s’engager à injecter 55 milliards $ en Afrique au cours des trois prochaines années, dans un large éventail de secteurs, afin de relever les principaux défis de notre époque », a déclaré Jake Sullivan, conseiller à la Sécurité nationale du président américain.

M. Sullivan a également précisé que ces fonds devraient être consacrés essentiellement à la santé et à l’adaptation au changement climatique, indiquant que les détails seraient dévoilés ces prochains jours.

 « Si vous comparez ce que les Etats-Unis promettent pendant les trois prochaines années avec ce que d’autres pays promettent, je pense que la comparaison nous est très favorable », a-t-il ajouté.

Le responsable américain a d’autre part assuré que ces financements ne seraient pas liés à l’attitude des pays africains face à la guerre en Ukraine, alors que plusieurs pays du continent se sont abstenus de condamner l’invasion de l’Ukraine par la Russie lors de plusieurs votes organisés ces derniers mois à Assemblée générale de l’ONU.

« Nous ne mettons de pistolet sur la tempe de personne. Nous ferons valoir avec passion et persévérance auprès de tous les pays du monde qu’ils doivent s’élever contre ces violations flagrantes de la Charte des Nations unies. Du point de vue de ce sommet, nous n’imposons pas de conditionnalité », a-t-il souligné.

Le Sommet Etats-Unis-Afrique s’ouvre ce mardi 13 décembre à Washington en présence d’une cinquantaine de chefs d’Etat et de gouvernement africains. La lutte contre le terrorisme, la sécurité alimentaire, les investissements, l’accord commercial African Growth and Opportunity Act (AGOA), qui vise à faciliter les exportations africaines vers les Etats-Unis, devraient être au centre des discussions entre les dirigeants africains et les représentants américains.

Cette deuxième édition du sommet après celle organisée par Barack Obama en 2014 est censée marquer une rupture définitive avec le désintérêt pour l’Afrique qui a caractérisé les années Trump, alors que les Etats-Unis cherchent à rattraper leur retard en Afrique par rapport à la Chine et à la Russie,dont l’influence ne cesse de croître sur le continent.

Agence Ecofin

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