La rencontre s’est inscrite dans le cadre du projet « Facilitation d’engagements pour la Biodiversité-BIODEV-2030 », financé par l’Agence Française de Développement (AFD) sous la coordination de l’Expertise France et mis en œuvre en Guinée par L’UICN.
Ici, une cinquantaine de participants a pris à la session, venus essentiellement de la filière OR des zones d’exploitation de Siguiri, de Kouroussa et de Dinguiraye.
Pour M. Martin Kourouma, l’Assistant Technique du projet Biodev2030, cette rencontre intervient au bon moment vue la forte mobilisation des participants. « Ce qu’on peut retenir de cette session de dialogue avec les acteurs de l’orpaillage en Guinée, c’est que d’abord nous sommes satisfaits du fait qu’il y a eu vraiment une bonne mobilisation. Presque 99% des participants invités ont répondu présents. Nous pouvons dire que c’est une réussite. Le second aspect, est que lors des échanges nous avons constaté que le projet est venu au bon moment parce que les acteurs eux-mêmes ont trouvé tellement intéressants les sujets de discussion qui portent sur la conciliation de l’orpaillage avec la biodiversité ».
Les modules développés au cours de cette session ont été essentiellement axés sur les actions en faveur de la réduction des impacts de l’orpaillage sur la biodiversité. Un constat qui découle d’une étude selon laquelle la filière OR fait partie des activités qui impactent le plus la biodiversité, ajoute M. Martin Kourouma.
« L’Union nationale des orpailleurs de Guinée (UNOG) a vraiment manifesté sa satisfaction par rapport à la tenue de ce dialogue. Et a manifesté aussi sa disponibilité, sa bonne intention à prendre des engagements qui vont dans le sens de la réduction des impacts de l’orpaillage sur la biodiversité. Cela été un grand processus parce qu’il y a eu deux études qui ont été menées et qui ont révélé que parmi les filières identifiées qui impactent la biodiversité, l’orpaillage est l’une des activités essentielle en terme d’impact sur la biodiversité. Les acteurs ont défini eux-mêmes des actions et des mesures par rapport auxquelles ils doivent s’engager. Dans les prochains jours, nous allons essayer d’aller de l’avant en matière de formulation des engagements volontaires. Il faut qu’il ait une synergie d’actions entre les différents départements concernés par cette conciliation notamment l’UNOG, le ministère des mines et de la géologie, le ministère de l’environnement et le développement durable, le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation. Tant au niveau des structures centrales, qu’au niveau des structures déconcentrées, il faut qu’il y ait vraiment une synergie d’actions ».
Il faut rappeler que depuis mai 2021, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature appuie le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable dans le cadre de la mise en œuvre du projet BIODEV2030 en Guinée.