Le Parti Rassemblement pour une Guinée Prospère (RGP) a officiellement lancé, ce dimanche 30 novembre, sa campagne pour l’élection présidentielle prévue le 28 décembre 2025.
Depuis le siège du parti situé à Kissosso, dans la commune de Matoto, le président Elhadj Bouna Keïta a galvanisé une foule de militants et sympathisants venus massivement lui témoigner leur soutien.
Dans un discours empreint d’engagement et de promesses fortes, le leader du RGP a décliné les priorités de son projet de société, insistant sur l’agriculture, l’industrialisation du pays et la valorisation des ressources humaines guinéennes.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, Bouna Keïta a tenu à saluer la mobilisation exceptionnelle de ses partisans, un symbole, selon lui, de confiance et de fidélité.
« Je remercie tous les membres du parti RGP Rassemblement pour une Guinée Prospère. Vous avez prouvé et vous avez montré que vous aimez ce parti, puisque depuis le matin vous êtes là. »
Évoquant son expérience à la tête de la commission environnementale de l’Assemblée nationale, Bouna Keïta a expliqué les raisons profondes de sa candidature, affirmant vouloir tirer parti du potentiel agricole du pays.
« Permettez-moi de vous dérouler un peu notre programme de société. Pourquoi j’ai été candidat à cette élection ? Je vais vous le dire aujourd’hui. Vous savez, la Guinée est un pays vert. J’ai été vice-président de la commission environnement à l’Assemblée nationale. En Guinée, on a huit mois de saison des pluies. Quand je serai président, ma priorité sera l’agriculture, l’industrie et de créer la banque qui va soutenir l’agriculture et l’industrie. On n’est pas obligé de demander à l’État de prendre les travailleurs. »

Revenant sur l’histoire économique du pays,
le leader du RGP a rappelé la place importante que la Guinée occupait dans le secteur industriel sous Sékou Touré.
« Je rends hommage aux présidents qui sont passés, je pense au feu Ahmed Sékou Touré. Avant, la Guinée était le pays le plus industrialisé de l’Afrique. Mais malheureusement aujourd’hui tout cela est parti. Et si je suis président, je mettrai mon programme au service de la construction des industries. S’il y a cent industries qui emploient des centaines de personnes, vous pensez que ça va nourrir combien de familles ? Quand vous prenez certains voisins, tous les cacaos qui sont consommés dans ces pays viennent de la Guinée, notamment de Gueckédou, Macenta et Nzérékoré. Moi, je mettrai les moyens nécessaires à la disposition des agriculteurs de la Forêt pour transformer le cacao sur place et fabriquer le café en Guinée forestière. »
Dans son plaidoyer pour la relance industrielle, il a également cité la disparition de plusieurs unités de transformation autrefois florissantes.
« On avait plein d’usines aujourd’hui qui ont disparu, telle que l’usine de Sanoyah. Avant, tous les Wax que nos parents portaient étaient transformés dans cette usine. Et on disait que ça vient de Hollande et tant d’autres. »
Le candidat a ensuite évoqué la nécessité d’améliorer l’accès à l’éducation sur tout le territoire national. Il promet de matérialiser tout cela par des infrastructures concrètes.
« Je vais faire les écoles publiques dans toutes les régions, toutes les communes et les préfectures du pays. »

Avant de clore son discours, Elhadj Bouna Keïta a promis de revaloriser les compétences médicales guinéennes et de les mettre au service de toutes les régions du pays.
« La Guinée a les meilleurs médecins dans la sous-région. Et quand je serai président, je ferai en sorte que ces docteurs partent renforcer leurs capacités à l’étranger et reviennent servir le pays. Je mettrai des grands hôpitaux comme celui de Donka dans toutes les régions de la Guinée. Et toute société qui viendra travailler en Guinée, les premières personnes à être employées seront les Guinéens. »
Avec ces ambitions clairement affichées, Elhadj Bouna Keïta présente le RGP comme le moteur d’une Guinée industrielle et prospère. Pour ses partisans, Bouna Keïta est bien le candidat idéal pour incarner cette transformation sociale et économique du pays.
Younoussa Sylla, pour guineeminesnature.com










