Face aux opérations de libération des routes et des abords des marchés engagées dans plusieurs zones du pays, le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a pris la parole à travers un message publié sur sa page Facebook officielle afin d’expliquer le bien-fondé de ces actions et d’appeler les populations à la compréhension.
S’adressant directement aux citoyens, le chef de l’État adopte un ton empreint de respect et de responsabilité. « Chères mamans, chères sœurs et chers frères de Guinée, je m’adresse à vous avec respect et responsabilité »), écrit-il d’entrée.
Dans son message, le président précise que ces opérations ne visent nullement à sanctionner les commerçantes et commerçants occupant les voies publiques. « Les opérations de libération des routes et des abords des marchés ne sont ni une sanction, ni un manque de considération envers votre courage et votre travail quotidien », souligne-t-il, insistant sur leur caractère préventif. Selon lui, elles répondent avant tout à des impératifs de « sécurité, de santé publique et de protection de nos populations ».
Mamadi Doumbouya énumère les dangers liés à l’occupation anarchique des routes, citant notamment « les accidents de la circulation, la pollution, les maladies respiratoires, l’insalubrité alimentaire », autant de risques auxquels sont quotidiennement exposés « nos mères et nos enfants ».
Le président de la République rappelle par ailleurs qu’« aucune nation ne peut se développer durablement si ses routes deviennent des marchés improvisés et si la vie humaine y est constamment menacée ». Une manière de lier ces mesures à une vision plus large de développement et d’organisation de l’espace urbain.
Reconnaissant le caractère sensible de ces décisions, le chef de l’État admet leur impact social. « Ces décisions sont difficiles, je le sais », concède-t-il, tout en réaffirmant leur nécessité pour « l’intérêt général, pour une Guinée plus sûre, plus propre et plus organisée ».
Sur le plan des solutions, Mamadi Doumbouya rassure que l’État travaille avec les collectivités locales à la recherche d’alternatives. « L’État, avec les collectivités locales, travaille à identifier des espaces adaptés, mieux organisés et plus sûrs, afin que les activités économiques puissent se poursuivre dans le respect de la loi et de la dignité humaine », annonce-t-il.
En conclusion, le président lance un appel à la responsabilité collective. « Je vous demande confiance, patience et sens du collectif », avant de souligner que « le sacrifice et la discipline d’aujourd’hui sont la protection de demain ».
Un message qu’il résume par une triple invocation : « Pour nos enfants. Pour notre santé. Pour la Guinée ».
Décryptage de Guineeminesnature.com










