Plusieurs jeunes de Koliadi 2 ont décidé, ce samedi matin, de crier haro sur la gestion de la carrière de sable de leur localité. Ils ont érigé des barricades à l’entrée du site. Cette manifestation s’est déroulée sans incident.

Selon les manifestants, l’exploitation de la carrière de sable ne rapporte rien à Koliadi 2.

« Si vous nous voyez aujourd’hui à la carrière de sable, c’est pour attirer l’attention des responsables sur la mauvaise gestion de cette mine. Les 11 membres du bureau de quartier sont en train de piller Koliadi 2. On ne voit rien. Notre localité souffre. C’est le seul quartier de la commune urbaine de Kindia où il n’y a pas de mosquée digne de ce nom. Notre lieu de culte est abandonné à lui-même depuis plus d’un an. Sa construction accuse du retard. Où sont nos dirigeants ? Nous avons mené plusieurs démarches auprès des autorités communales, mais en vain. La situation s’est empirée après l’installation du bureau de quartier. Nous sommes à la carrière depuis 6 heures et aucun responsable du quartier n’est venu nous demander le mobile de notre mouvement d’humeur. Ils savent que ce sont eux qui sont visés par cette manifestation. Nous voulons que le rêve des habitants de Koliadi 2 se réalise. Nous nous battons pour le bien de Koliadi 2. On n’agresse personne. Nous manifestons pacifiquement en respectant les règles », a affirmé Aboubacar Sidiki Koulibaly, jeune leader de Koliadi 2.

« La commune, la préfecture et la direction préfectorale des mines et de la géologie sont toutes informées de la situation de Koliadi 2. Nous voulons sortir de l’ornière. On veut avoir les mêmes privilèges que les autres quartiers. Le sable et le gravier de Koliadi 2 contribuent à la construction de 90 pour cent des maisons de Kindia. Nous allons continuer à manifester jusqu’à la satisfaction de nos revendications. Nous n’allons jamais utiliser la violence », a ajouté Aboubacar Sidiki Koulibaly.

Contacté par nos soins, le chef de quartier de Koliadi 2 n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

Le secrétaire général de la commune urbaine de Kindia s’est rendu sur les lieux. Il a pu convaincre les manifestants. Le calme est revenu à Koliadi 2.

De Kindia, Ibrahima Sory Traoré, pour guineeminesnature.com