Les autorités ont à nouveau ouvert la carrière de sable de Koliadi 1, dans la commune urbaine de Kindia après plus de 2 ans de fermeture. Beaucoup de jeunes ont repris leur travail dans la mine. Si certains citoyens apprécient la décision, d’autres par contre désapprouvent l’acte établi par les autorités. Mohamed Lamine camara, l’un des exploitants de la carrière de sable de Koliadi 1, est prêt à se plier aux règles.

 » Nous avons rencontré la communauté. Tout s’est bien passé. Les responsables nous ont autorisés à conclure par écrit une convention visant à garantir les intérêts des impactés. Nous avons notre permis d’exploitation. Nous avons employé plusieurs jeunes de Koliadi 1. Depuis la reprise des travaux, c’est notre machine qui nous fatigue. C’est la seule difficulté que nous rencontrons pour le moment. Notre partie est liée à l’exploitation. Elle n’a rien à voir avec la forêt », a déclaré Mohamed Lamine Camara.

Mohamed Lamine Camara, exploitant de la carrière de sable de Koliadi 1

La réouverture de la carrière de sable de Koliadi 1 n’arrange pas les affaires des agriculteurs qui travaillent dans les bas-fonds. Ils protestent contre les problèmes auxquels ils font face. Le président du conseil de quartier de Koliadi 1 est sensible à leur sort.

« Le secteur Boussoura, relevant du quartier Koliadi 1, a été dans le temps passé, le grenier de la préfecture de Kindia. Si tu veux avoir des bons fruits, tu viens à Boussoura. Aujourd’hui, ces bas-fonds là sont impactés. Certaines rizières tarissent avec l’exploitation massive. On ne peut rien maintenant. Ils continuent à exploiter la carrière. Ils doivent penser aux riverains aussi. Je ne peux que demander l’amélioration des conditions de vie des communautés impactées par l’exploitation de la carrière de sable », a souligné Aboubacar Bangoura, président du conseil de quartier de Koliadi 1.

Aboubacar Bangoura, président du conseil de quartier de Koliadi 1

Les agriculteurs rencontrent des difficultés pendant l’hivernage où les boues se déversent dans leurs bas-fonds. Comme on aime souvent le dire, la carrière et l’agriculture ne font pas bon ménage.

De Kindia, Ibrahima Sory Traoré, pour guineeminesnature.com