Le Tribunal de première instance de Kindia a rendu, le week-end dernier, son verdict dans l’affaire opposant Ibrahima Kalil Diallo aux auteurs des actes de vandalisme perpétrés à Koliagbe en 2024. La justice a tranché en faveur de la victime, offrant un dénouement heureux à ce dossier sensible.
Rencontré ce mardi 4 août 2026 au quartier Tafory Météo, dans la commune urbaine de Kindia, Ibrahima Kalil Diallo s’est réjoui de ce verdict qui rétablit ses droits.
« La justice a fait son travail. Elle a condamné les auteurs des actes de vandalisme. Le procès s’est déroulé dans les meilleures conditions. Je remercie la justice. La vérité a triomphé. Elle a anéanti le faux. Je retrouve la paix du cœur », a affirmé Ibrahima Kalil Diallo.
Le Tribunal de première instance de Kindia a eu la main lourde. Cinq hommes, reconnus coupables de complicité d’incendie volontaire, de destruction de biens privés et de vol, ont écopé de 10 ans de prison ferme chacun. Un autre homme, reconnu coupable d’incendie volontaire, de destruction de biens privés et de vol, a lui aussi été condamné à 10 ans de prison ferme. Deux autres prévenus ont été condamnés à trois ans de prison ferme pour vol et destruction de biens privés. Une femme a été reconnue coupable des mêmes faits. Elle a écopé de trois ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis. En outre, elle a été condamnée à payer une amende de cinq millions de francs guinéens. Six personnes ont été relaxées.

En plus de voir ses agresseurs condamnés, Ibrahima Kalil Diallo récupère officiellement ses terres, qui étaient au cœur du litige foncier. Concernant la réparation de ses préjudices, notamment la destruction de sa plantation, l’incendie de son tracteur et de ses véhicules, ainsi que la destruction de ses maisons et le vol de ses biens, Ibrahima Kalil Diallo s’en remet entièrement à la justice pour fixer les modalités de son dédommagement.
« Je suis toujours derrière la justice. Je m’en remets à la justice. Elle est le bouclier derrière lequel je me cache pour réclamer le dédommagement. La justice est mon seul espoir. Les auteurs savent ce qu’ils doivent payer comme dédommagement. Seule la justice peut m’aider. Il n’y a plus un problème de terre entre ces gens-là et moi. C’est fini », a conclu Ibrahima Kalil Diallo.
Les 17 et 18 mars 2024, le district de Koliagbé, situé dans la sous-préfecture de Friguiagbé, préfecture de Kindia, avait été le théâtre de violentes manifestations. Ce soulèvement populaire faisait suite au décès en prison d’un sage de la localité, Naby Camara, incarcéré à la suite d’une plainte d’Ibrahima Kalil Diallo dans le cadre du conflit domanial. Ce drame avait embrasé Koliagbé, menant à des actes de destruction massive dont les auteurs répondent enfin devant la loi.
De Kindia, Ibrahima Sory Traoré, pour Guineeminesnature.com










