Les conflits semblent ne jamais finir dans les zones minières. A Kindia, deux sociétés, Ashapura et Fako Guinea Bauxite, se disputent le contrôle du site minier de Friguiagbé. Ce bras de fer a conduit les autorités locales à ordonner la fermeture temporaire du site.
Face à cette situation tendue, le directeur préfectoral des Mines et de la Géologie de Kindia, Soriba Kouyaté, a été mandaté pour intervenir. Le jeudi 8 mai dernier, il a tenu à s’exprimer à notre rédaction pour clarifier la position de l’administration.
« Il y a une décision de justice qui a été rendue dans le cadre de l’arrêt des travaux. Nous l’avons appliquée. Le préfet et l’inspectrice régionale des Mines m’ont confié une mission de contrôle sur le site de Fako Guinea Bauxite, à Friguiagbé. J’étais accompagné de la gendarmerie départementale de Kindia pour faire cesser toutes les activités sur le site, aussi bien du côté de Fako que d’Ashapura. Nous ne soutenons aucun camp. Notre seule mission est de faire respecter la loi et d’attendre la décision finale de la justice et des autorités compétentes, notamment du ministère des Mines et de la Géologie, pour savoir quelle société pourra continuer les opérations. Ce jour-là, des huissiers de justice de Fako étaient présents sur le terrain. Ils sont témoins de l’arrêt des activités. Les Chinois présents sur le site sont partis avec nous. D’autres sont restés pour préparer le déplacement des engins immobilisés. Ils ont pris l’engagement, en présence de la gendarmerie, de quitter les lieux. En attendant, nous avons déployé des agents, appuyés par des représentants communautaires, pour veiller à la sécurisation du site. Nous attendons désormais la décision du ministère. Je le répète : nous ne sommes ni pour Paul ni pour Pierre. Nous attendons la décision finale », a déclaré Soriba Kouyaté.

Les sociétés Fako Guinea Bauxite et Ashapura, désormais en opposition ouverte, se regardent en chiens de faïence. Cette situation de blocage nuit gravement à leurs activités. Tous les travaux sont actuellement suspendus.
« À ce jour, aucune société n’opère sur le site. Même les travaux de sondage ont été interrompus. Les Chinois s’activent à évacuer les engins. Mon agent a assisté à cette scène avant-hier. Nous restons dans l’attente de la décision des autorités compétentes », a conclu Soriba Kouyaté, directeur préfectoral des Mines et de la Géologie de Kindia.
Ce conflit représente un coup dur pour les deux sociétés, qui redoublent d’efforts pour obtenir le feu vert officiel. Fako Guinea Bauxite et Ashapura entendent désormais utiliser toutes les voies de recours pour faire valoir leurs droits.
Cependant, il convient de préciser pourquoi jusque là l’État n’a pas rendu justice dans cette affaire opposant les deux sociétés, alors que le permis d’exploitation du site aurait été légalement attribué à la société Fako Guinea Bauxite.
A suivre…
De Kindia, Ibrahima Sory Traoré, pour guineeminesnature.com










