La capitale guinéenne s’est réveillée sous le choc le jeudi matin, après une nuit marquée par de violentes précipitations ayant entraîné de graves inondations à travers plusieurs quartiers de la ville. Le dernier bilan provisoire communiqué fait état de 15 personnes décédées et 3 portées disparues, principalement dans les communes de Matoto, Tombolia, Lambanyi, Sonfonia et Ratoma.
Selon les premières constatations, ces intempéries d’une rare intensité ont provoqué des crues soudaines, des glissements de terrain, l’effondrement de plusieurs habitations ainsi que l’envahissement de quartiers entiers par les eaux boueuses, piégeant des familles dans leur sommeil. Les zones les plus touchées sont notamment celles situées en contrebas ou dans des espaces urbains mal lotis, souvent en dehors des plans d’aménagement officiels.
Face à l’ampleur du sinistre, l’Agence Nationale de Gestion des Urgences et des Catastrophes Humanitaires (ANGUCH) a rapidement activé son plan d’intervention d’urgence. Des équipes sont déployées pour évaluer les dégâts, porter secours aux sinistrés et procéder à l’identification des victimes.
Outre les pertes humaines, les dégâts matériels sont considérables : de nombreuses habitations ont été détruites ou gravement endommagées, les voies de circulation sont devenues impraticables, et plusieurs infrastructures de base, dont les réseaux d’assainissement, ont subi de lourdes dégradations.
Dans un message adressé aux populations, l’ANGUCH a exprimé sa profonde compassion aux familles endeuillées, tout en réaffirmant son engagement à accompagner les personnes sinistrées. L’agence en appelle également à la vigilance citoyenne, exhortant la population à éviter les zones inondables, à respecter les consignes de sécurité et à suivre de près les bulletins météorologiques émis par Météo Guinée 224 et les services compétents.
Alors que la saison des pluies se poursuit, cet épisode dramatique met une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité de la capitale guinéenne face aux phénomènes climatiques extrêmes, ainsi que l’urgence d’un aménagement urbain plus résilient et d’un renforcement des dispositifs de prévention des catastrophes.
Ousmane Keïta, pour guineeminesnature.com









