Le président du parti Rassemblement pour une Guinée prospère (RGP), Elhadj Bouna Keïta, a animé une conférence de presse ce mardi 10 mars à son siège situé à Kissosso dans la commune de Matoto. Au cours de cette conférence, le leader politique a évoqué les participation de son parti aux élections législatives et communales prévues le 24 mai 2026. Il s’est également prononcé sur la question de la dissolution de certains partis politiques par le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

D’entrée, le leader politique a assuré que le RGP se prépare activement pour prendre part aux prochaines échéances électorales. Selon lui, le parti a déjà engagé un processus de restructuration interne afin de se conformer aux exigences administratives demandées par les autorités.

« Nous sommes en train de préparer notre participation aux élections législatives, communales et locales. Nous avons entamé des démarches à la base comme au sommet, notamment l’organisation de congrès dans les différentes préfectures », a-t-il expliqué.

Toutefois, Elhadj Bouna Keïta reconnaît que ces démarches nécessitent des moyens financiers importants, notamment lorsqu’il s’agit d’étendre les activités politiques jusqu’aux sous-préfectures. Malgré ces difficultés, il estime qu’il est important de commencer les réformes exigées par l’État.

« Quand l’État demande de faire certaines choses, il faut commencer à les faire. Même si on ne peut pas tout accomplir immédiatement, l’essentiel est de montrer qu’on fait des efforts », a-t-il indiqué.

Revenant sur son parcours politique, le président du RGP a rappelé qu’il s’est engagé très tôt dans la compétition électorale, notamment depuis les années 1993, avec l’ambition de contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération de leaders.

Selon lui, son engagement politique n’a jamais été motivé par une ambition personnelle, mais par la volonté de préparer l’avenir pour les jeunes. « Aujourd’hui, partout dans le monde, ce sont les jeunes générations qui prennent de plus en plus de responsabilités », a-t-il souligné, ajoutant qu’il souhaite que son parti survive au-delà de sa propre personne.

Concernant la dissolution de certains partis politiques, Elhadj Bouna Keïta a invité les formations concernées à privilégier les voies légales plutôt que la confrontation.

Il a rappelé que son propre parti avait déjà été confronté à une situation similaire dans le passé. « Le RGP a fait partie des partis qui avaient été suspendus. J’ai introduit un recours et, après plusieurs années de démarches, mon parti a été rétabli dans ses droits », a-t-il expliqué.

Pour lui, le recours juridique reste la meilleure solution dans un État de droit. « Il vaut mieux utiliser les voies légales et le dialogue avec l’État que d’aller dans la rue », a-t-il conseillé aux responsables politiques concernés.

Abordant la question de la nouvelle réglementation imposée aux partis politiques, le président du RGP a reconnu que certaines exigences peuvent être difficiles à satisfaire, notamment en raison de leur coût financier. Néanmoins, il encourage les formations politiques à entamer les démarches de mise en conformité.

« Les documents demandés existent depuis longtemps, mais certains ne les ont pas lus à temps. Aujourd’hui que les élections approchent, il faut commencer à se mettre en conformité », a-t-il déclaré.

En répondant aux préoccupations de certains journalistes relatives aux montants proposés par la DGE, Elhadj Bouna Keïta a indiqué que son parti pourrait adresser des propositions au ministère de tutelle afin d’alléger certaines charges financières liées aux exigences administratives.

« Nous allons formuler nos remarques dans un courrier que nous adresserons au ministre de tutelle », a-t-il conclu, réaffirmant la détermination du RGP à participer à toutes les élections organisées en Guinée.

Sylla Youn, pour guineeminesnature.com