Le Cabinet Emergence Legal Afrique (ELA) a officiellement lancé, ce lundi 21 septembre 2026 à Conakry, une formation certifiante de haut niveau consacrée aux études d’impact environnemental et social (EIES) et à la sauvegarde environnementale et sociale (SES), conformément aux standards internationaux.
Prévue du 21 au 25 septembre 2026, cette session de formation se déroule en présentiel et en ligne. Elle réunit une quarantaine de participants issus de plusieurs pays africains, notamment le Burkina Faso, le Mali, le Sénégal, le Tchad, le Congo, le Cameroun, la République démocratique du Congo et la Guinée.
La rencontre vise notamment à renforcer les compétences des professionnels dans l’analyse, l’évaluation et la prise en compte des dimensions environnementales et sociales dans les projets de développement et d’infrastructures.
Parmi les participants figure Monsieur Mohamed Sylla, chef du service Inspection Technique à l’Agence de gestion des routes et chef service intérimaire en Sauvegarde Environnementale et Sociale à l’AGEROUTE Guinée. Il prend part à cette session au nom de son institution, avec l’objectif de renforcer ses capacités afin de mieux analyser les études d’impact environnemental et social relatives aux projets d’infrastructures.
Interrogé sur ses attentes à l’issue de la première journée de cette formation, Monsieur Sylla explique que sa participation répond à un besoin directement lié aux missions de son institution.
« Je suis le chef du service Inspection Technique à l’AGEROUTE Guinée et, au même moment, j’assure l’intérim du chef service en sauvegarde environnementale et sociale. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à plusieurs projets structurants. La politique globale de notre entreprise est de disposer d’infrastructures capables de résister aux mutations environnementales, mais aussi sociales. Cela passe nécessairement par des études d’impact environnemental et social cohérent et de qualité », a-t-il déclaré.
Pour lui, l’un des principaux objectifs de cette formation est donc d’acquérir davantage d’outils permettant d’apprécier efficacement les études produites dans le cadre des projets d’infrastructures.
« Mon attente est simple, c’est d’être davantage outillé pour pouvoir mieux analyser les études d’impact qui arrivent à l’AGEROUTE. Il est important que nous disposions des compétences nécessaires pour examiner ces études et nous rassurer qu’elles répondent aux exigences environnementales et sociales », précise-t-il.
Revenant sur les raisons qui ont motivé sa participation à cette session, Monsieur Mohamed Sylla indique que la question environnementale et sociale occupe une place importante dans les activités de l’AGEROUTE.
« Comme je l’ai indiqué dans la présentation, je suis actuellement intérimaire en sauvegarde environnementale et sociale. Mais au-delà de cette fonction, la vocation de notre entreprise est aujourd’hui de réaliser des infrastructures capables de résister aux mutations environnementales et sociales. Le volet environnemental, mais aussi le volet social, constituent donc des points centraux dans les projets que nous gérons conformément à la vision et aux engagements de notre Direction Générale».
La formation, qui s’étend sur cinq jours et comprend également une visite de terrain, devrait permettre aux participants de confronter les enseignements théoriques aux réalités pratiques des projets.
À l’issue de la session, M. Sylla entend mettre les connaissances acquises au profit de ses collègues et contribuer à renforcer la culture environnementale et sociale au sein de l’AGEROUTE.
« Cinq jours, c’est relativement court pour une formation aussi importante. Mais au retour, il s’agira d’abord de poursuivre un combat que nous menons déjà : faire en sorte que tout le monde, au sein de notre institution, ait cette culture du respect de l’environnement et des enjeux sociaux », affirme-t-il.
Il faut rappeler qu’à l’issue de cette session de cinq jours, les participants seront soumis à une évaluation au terme de laquelle des certificats leur seront délivrés.
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