Dans la nuit du 7 au 8 septembre, la lune s’est teintée de rouge vif en Centrafrique, offrant un spectacle rare mais inquiétant pour de nombreux habitants. À Ouanda-Djallé et Bria, populations en émoi ont quitté leurs maisons, frappant sur des ustensiles ou organisant des prières, persuadées d’un mauvais présage.

Ce phénomène astronomique, appelé « lune de sang », est en réalité une éclipse lunaire : la Terre bloque les rayons du Soleil, ne laissant filtrer que les lumières rouges et orangées. Totalement naturel et sans danger, il reste pourtant source de frayeur dans un pays où la vulgarisation scientifique est limitée.

L’absence de communication officielle lors de tels événements entretient les peurs, alors même qu’ils sont parfaitement prévisibles grâce aux calendriers astronomiques.