Le Cabinet Emergence Legal Afrique (ELA) a organisé, du 21 au 25 septembre 2026 à Conakry, une formation certifiante de haut niveau consacrée à la sauvegarde environnementale et sociale (SES), conformément aux standards internationaux. La session, animée par le Professeur Samuel YONKEU, expert en évaluation environnementale et sociale, s’est déroulée en présentiel et en ligne.
Cette formation a réuni une quarantaine de participants venus notamment de la Guinée, du Mali, du Burkina Faso, du Sénégal, du Tchad, du Congo, du Cameroun et de la République démocratique du Congo. Elle a ciblé différents profils : cadres d’unités de gestion de projets, juristes, ingénieurs, environnementalistes, responsables d’entreprises minières, consultants et acteurs d’organisations non gouvernementales.
Pendant cinq jours, les participants ont échangé autour des principaux cadres de sauvegarde environnementale et sociale applicables aux projets de développement, notamment le Cadre environnemental et social (CES) de la Banque mondiale, les Normes de performance de la Société financière internationale (SFI) et le Système de sauvegardes intégré (SSI 2023) de la Banque africaine de développement (BAD).
Les échanges ont également porté sur l’évaluation des impacts environnementaux et sociaux, les études d’impact environnemental et social (EIES), les plans de gestion environnementale et sociale (PGES), la réinstallation involontaire, les mécanismes de gestion des plaintes ainsi que le suivi-évaluation.
Pour le formateur principal, le Professeur Samuel YONKEU, l’objectif était de permettre aux participants de comprendre non seulement les normes, mais surtout les outils permettant de les appliquer dans les projets.

« Pendant ces cinq jours, nous avons passé en revue les anciennes et les nouvelles normes de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement, avant de travailler sur les instruments de mise en œuvre de ces normes. Nous avons combiné l’approche théorique avec beaucoup d’exercices pratiques afin de permettre aux participants de mieux comprendre comment appliquer les différents instruments de sauvegarde environnementale et sociale. »
Le formateur se dit satisfait des résultats obtenus au cours de cette session : « Les évaluations ont montré que la grande majorité des participants ont bien compris ce que sont les normes environnementales et sociales, pourquoi elles existent et dans quelles circonstances elles peuvent être utilisées dans le cadre des projets de développement », indique-t-il.
Le Professeur Samuel YONKEU a par ailleurs salué la qualité de l’organisation de la session par le Cabinet Emergence Legal Afrique (ELA), en mettant en avant le professionnalisme et les conditions de formation. Aux participants, il a adressé un message axé sur la mise en pratique des connaissances acquises : « Je félicite le cabinet ELA pour son professionnalisme et la manière dont cette formation a été organisée. Je demande aux participants, ils ont acquis un certain nombre de connaissances dans le domaine des sauvegardes environnementales et sociales. Maintenant, il faut qu’ils les mettent en pratique. C’est dans la pratique qu’on finit par affiner la connaissance », déclare le Professeur Samuel Yonkeu.

Venu du Mali, François Sadio DANIOKO, géographe aménagiste et spécialiste des systèmes d’information géographique, figure parmi les participants à cette session. À l’issue des cinq jours, il se dit satisfait de l’expérience : « Il faut reconnaît que la sauvegarde environnementale et sociale constitue aujourd’hui un élément indispensable pour tout projet de développement. Je sors de cette formation vraiment très satisfait », témoigne-t-il.
Pour le participant malien, la maîtrise des outils de sauvegarde dépasse désormais le seul domaine de l’environnement. La formation va également lui servir dans ses activités professionnelles : « Tout professionnel intervenant dans le domaine de l’environnement, et même au-delà, doit chercher à connaître les outils de la sauvegarde environnementale et sociale. Étant géographe aménagiste, cette formation va me permettre de mieux maîtriser l’aspect environnemental de l’aménagement du territoire », explique-t-il.
Pour Mamadou Bailo SAMPOU, agent des relations communautaires au sein de CDM Chine, la formation présente un intérêt particulier dans le contexte des activités minières. Elle va désormais l’aider à améliorer le dialogue entre son entreprise et les communautés.

« Cette formation est incontournable dans ce que je fais. En tant qu’agent des relations communautaires, je suis souvent en contact avec les communautés, notamment dans le secteur minier où les problèmes peuvent survenir à tout moment. À travers cette formation, je suis désormais mieux outillé pour convaincre les communautés, mais aussi les sociétés, d’appliquer les normes que nous avons étudiées, afin de renforcer la confiance entre les différentes parties», témoigne Mamadou Bailo Sampou, avant de d’ajouter que les connaissances acquises au cours de cette formation vont désormais lui permettre de contribuer davantage au développement de son entreprise, mais aussi de son pays, la Guinée.
Gérant du cabinet CECEDD et participant guinéen, Zebele THEA retient principalement de cette formation une expérience riche en connaissances et en outils pratiques. Il estime que la maîtrise des questions environnementales constitue un enjeu important pour l’avenir du continent.
« C’est un sentiment de joie et de bonheur, parce que nous avons eu une grande opportunité d’être enseignés par un éminent professeur en gestion environnementale et sociale. L’avenir du continent africain repose sur une bonne gestion environnementale. Nous devons préserver durablement nos ressources pour construire un avenir meilleur », souligne-t-il.

Zebele Théa insiste également sur l’importance des acquis techniques. Il annonce une démarche de restitution au sein de son cabinet et auprès d’autres jeunes professionnels: « Cette formation nous a véritablement outillés en matière de sauvegarde environnementale et sociale. Nous avons découvert des outils liés à la gestion des sauvegardes et appris davantage sur la rédaction des rapports et les études d’impact environnemental et social. Nous allons partager ces connaissances avec les membres qui n’ont pas eu la chance de participer et nous sommes également prêts à organiser des séances de formation au profit des jeunes sortants des universités et de ceux qui commencent leur carrière dans le domaine environnemental et social. »
Abdourahamane DIAKITE, responsable de la division Environnement et Santé-Sécurité au travail à UMS Africa Group, était parmi les participants à cette formation. Il salue également l’initiative du cabinet ELA et l’opportunité offerte aux professionnels de renforcer leurs connaissances dans un contexte marqué par la multiplication des grands projets en Guinée. Selon lui, le développement de nombreux projets en Guinée rend indispensable une meilleure maîtrise des normes environnementales et sociales.

« C’est avec beaucoup de joie et de satisfaction que nous avons participé à cette formation. Nous remercions le cabinet ELA qui a mis cette opportunité à notre disposition. Beaucoup de projets sont actuellement en cours ou en préparation dans notre pays, notamment de grands projets et des installations portuaires. Toutes ces activités exigent le respect des normes environnementales. Pour mieux les maîtriser, il faut aller à la source, et ces formations constituent justement une excellente occasion ».
Mouhammadou Chamssoudine DIA, enseignant-chercheur à l’UFR Sciences de l’ingénieur de l’Université de Thiès, au Sénégal, spécialisé en sécurité industrielle et gestion de l’environnement. Interrogé sur les raisons de sa participation, il explique avoir été particulièrement attiré par la qualité du formateur et le contenu de la formation, mais aussi par l’expérience du Cabinet ELA pour l’organisation des sessions de formation de qualité.

« Ce qui m’a motivé, c’est la qualité et le niveau du formateur que j’ai connu auparavant à travers ses documents et ses supports de cours que j’avais beaucoup utilisés dans le passé. Je savais que ce serait une formation très intéressante et, croyez-moi, il est en train d’assurer. J’ai vu que c’est un cabinet qui a beaucoup d’expérience en matière de renforcement de capacités. Dès le début, le niveau d’organisation de la formation, le partage des informations et la structuration générale m’ont encouragé à faire le déplacement pour venir assister à cette intéressante formation ».
Pour cet enseignant-chercheur sénégalais, l’un des principaux intérêts de cette formation réside dans son approche orientée vers les exigences des bailleurs de fonds internationaux. Il souligne notamment l’apport des politiques de sauvegarde de la Banque mondiale et de la BAD.
« Dans tous nos pays, nous avons une réglementation en matière d’environnement que nous appliquons. Mais le plus souvent, une formation comme celle-ci, nous oriente par rapport aux exigences des bailleurs, que sont notamment la Banque mondiale et la BAD, qui ont leurs propres principes et dispositifs en matière de sauvegarde environnementale et sociale », souligne-t-il.
Egalement venu du Mali, Sadio BA participe à cette formation au compte du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Il remercie également le cabinet ELA pour cette initiative et explique que sa présence à cette session est liée à l’importance croissante des questions environnementales et sociales dans les projets de développement et leur financement.
« Avant tout, je voudrais remercier le cabinet Emergence Légal Afrique qui nous a donné l’opportunité de participer à cette formation. J’ai quitté le Mali pour venir en Guinée et, compte tenu de nos liens et de nos similitudes, je n’ai pas hésité à saisir cette opportunité. Aujourd’hui, les financements deviennent de plus en plus difficiles à mobiliser. Il existe toutefois des opportunités auprès des institutions et multinationales comme la Banque mondiale et la BAD. Il est donc important de renforcer nos capacités sur les sauvegardes environnementales et sociales, qui constituent une question transversale et cruciale ».

Sadio Ba entend partager les acquis de cette formation avec ses collègues une fois de retour dans son pays. Il encourage toutefois ELA à poursuivre et à étendre ce type d’initiative dans d’autres pays de la sous-région.
« À mon retour, je compte d’abord faire une restitution, car plusieurs personnes avec lesquelles je travaille sont intéressées par ces questions, mais n’ont pas eu l’opportunité de participer à cette formation. Il s’agira également de mettre en pratique les outils et les règles appris afin de renforcer la conformité et la durabilité de nos activités. Je remercie ELA pour la qualité de l’accueil, des installations et des modules proposés. J’encourage le cabinet à renouveler ce genre de formation dans d’autres pays, notamment au Mali, au Burkina Faso et au Niger », a-t-il déclaré.
Cette session de formation a mis l’accent sur la capacité des professionnels à traduire les exigences des bailleurs et institutions financières en actions concrètes sur le terrain. À travers les témoignages des participants, les principaux acquis portent notamment sur la compréhension des normes, l’identification des risques environnementaux et sociaux, la préparation et le suivi des instruments de sauvegarde ainsi que la prise en compte des communautés dans les projets de développement.
Cette approche pratique correspond à l’objectif affiché par ELA, qui propose des formations destinées aux professionnels, institutions et organisations intervenant dans les secteurs minier, environnemental, énergétique et du développement durable.

À propos d’Emergence Legal Afrique
Emergence Legal Afrique (ELA) est un cabinet de conseil juridique, d’études, de recherche et de formation intervenant notamment dans les domaines de l’environnement, des mines, de l’énergie et des hydrocarbures. Basé à Conakry, le cabinet accompagne les acteurs publics et privés sur différentes problématiques liées à ces secteurs.
Contact : +224 610 70 80 80
Email : contact@emergencelegalafrique.com
Site web : www.emergencelegalafrique.com
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