Kirya était jadis un village réputé pour la culture bananière. De nos jours, la production de bananes a drastiquement chuté dans ce petit village situé sur le mont Gangan, dans la préfecture de Kindia. Les producteurs jettent l’anathème sur la fusariose du bananier, également connue sous le nom de maladie de Panama, qui attaque et dévaste les bananeraies. Les producteurs désignent également le changement climatique comme le coupable des désordres environnementaux et sanitaires.
« Avant, il y avait des bananeraies sur toute l’étendue du mont Gangan, mais aujourd’hui, des maladies ont détruit la production. La destruction commence par la tige souterraine. Quand tu touches le bananier, il peut tomber. Toutes nos productions ont été détruites », se désole Karamo Moussa Sylla, imam de Kirya.

La maladie de Panama et le changement climatique ont affecté la production. Cette situation a entraîné une baisse de rendement.
« Aujourd’hui, nos bananes n’ont aucun rendement. Avant, on vivait de la production de bananes. Les commerçants venaient ici pour acheter nos bananes. Ils nous donnaient de l’argent, mais aujourd’hui la production de bananes connaît un arrêt suite à l’infertilité du sol. Je vends aujourd’hui des fagots pour pouvoir joindre les deux bouts », a indiqué Fatoumata Camara, présidente des femmes de Kirya.
La dégradation de la fertilité du sol entraîne une baisse de la productivité. Cette situation a forcé beaucoup de producteurs de bananes à se tourner vers d’autres secteurs générateurs de revenus.
De Kindia, Ibrahima Sory Traoré, pour guineeminesnature.com










