Le gouvernement guinéen a officiellement lancé, ce mardi, les travaux de révision du Code des investissements, avec pour ambition de bâtir une économie industrielle, fondée sur la souveraineté et la rigueur budgétaire.

Devant le Premier ministre Amadou Oury Bah, les partenaires au développement et le secteur privé, la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée (CCIAG) a insisté sur la nécessité d’un cadre « robuste, transparent et sécurisé », capable d’alléger les contraintes des entreprises.

Le ministère de l’Économie et des Finances a dressé un constat préoccupant : en 2023, les exonérations fiscales ont représenté 33 % des pertes de recettes de l’État. Désormais, chaque avantage accordé devra générer des résultats concrets, notamment en termes d’emplois, de transfert de technologies et de valeur ajoutée locale.

La ministre du Commerce, de l’Industrie et des PME, Fatima Camara, a appelé à rompre avec « l’attractivité passive », en plaçant au cœur de la réforme la transformation locale, le contenu local et la souveraineté économique.

De son côté, le Premier ministre a souligné l’importance stratégique du projet Simandou, présenté comme un levier majeur de transformation économique, tout en mettant en garde contre la « culture de la rente ». Il a rappelé que la vision 2040 repose sur des infrastructures solides, un État facilitateur et un secteur privé responsable.

La commission de révision est désormais chargée de traduire ces orientations en un Code des investissements capable d’attirer des capitaux tout en préservant les intérêts nationaux.

La Rédaction