Matoto a vécu une journée exceptionnelle ce mardi 23 décembre 2025 avec la démonstration de force politique d’Elhadj Bouna Keïta, candidat du Rassemblement pour une Guinée Prospère (RGP). Partie du marché de Kissosso, la grande marche de mobilisation s’est étirée jusqu’au rond-point de la Tannerie, rassemblant une foule impressionnante de militants et de sympathisants acquis à sa cause.

Porté par cet élan populaire, le candidat du RGP a exposé les principaux axes de son programme de société, fondé sur quatre piliers majeurs : l’agriculture, l’industrie, la sécurité et le développement. Un projet qu’il présente comme une réponse directe au chômage massif des jeunes et aux difficultés économiques que traverse le pays depuis plusieurs décennies.

« Mon programme est clair et simple : l’agriculture, l’industrie, la sécurité et le développement. Depuis 1958, la nouvelle génération peine à trouver du travail. Je vous invite donc à voter pour votre candidat, Elhadj Bouna Keïta », a-t-il lancé devant la foule.

Visiblement satisfait de la mobilisation observée tout au long du parcours, Elhadj Bouna Keïta s’est montré confiant quant à l’issue du scrutin dans la commune de Matoto. Selon lui, l’enthousiasme populaire constaté ce jour-là traduit une adhésion massive à son projet politique.

« Nous avons marché de Kissosso à la Tannerie avec une mobilisation exceptionnelle. Je suis convaincu qu’aucun autre candidat ne peut l’emporter à Matoto en dehors du RGP », a-t-il affirmé.

Dans son discours, le candidat a également fait une annonce phare : la création d’un million d’emplois en l’espace de deux ans. Il mise pour cela sur la relance de l’agriculture, le développement de l’industrie et la valorisation de l’artisanat, qu’il considère comme des leviers essentiels de croissance.

« La Guinée peut se développer sans dépendre uniquement des mines. Si vous me confiez la magistrature suprême, je créerai un million d’emplois en deux ans grâce à ces secteurs », a-t-il soutenu, se disant déjà confiant quant à sa victoire au soir du scrutin du 28 décembre prochain.

Tout en galvanisant ses partisans, Elhadj Bouna Keïta a tenu à appeler au calme et à la discipline, insistant sur la nécessité de mener une campagne apaisée et responsable.

« Je ne veux pas que vous soyez dans la rue pour provoquer qui que ce soit. Provoquer, c’est provoquer son propre pouvoir. C’est notre temps », a-t-il martelé.

Parmi les annonces marquantes, le candidat du RGP a mis en avant son parcours d’entrepreneur, se présentant comme « le seul candidat à employer au moins 1 500 travailleurs ». Il a également formulé des promesses ambitieuses en matière d’infrastructures et de politique sociale, notamment la transformation du carrefour de Bambeto en ce qu’il décrit comme « le plus grand carrefour de l’Afrique de l’Ouest ».

Sur le volet éducatif, ses déclarations ont suscité de vives réactions. Elhadj Bouna Keïta a annoncé son intention de mettre fin aux écoles privées au profit d’un système éducatif entièrement public et mieux équipé.

« Le jour où nous arriverons au pouvoir, il n’y aura plus d’écoles privées en Guinée. Il n’y aura que des écoles publiques dotées de tous les moyens nécessaires », a-t-il déclaré.

Enfin, il a promis une amélioration significative des conditions de vie des forces de sécurité et des travailleurs, avec un programme de construction de logements sociaux à leur intention.

« Dès votre intégration dans les forces de sécurité, je commencerai à vous attribuer une maison d’habitation. Tous les travailleurs auront droit à des logements décents », a-t-il assuré.

À Matoto comme ailleurs, la campagne d’Elhadj Bouna Keïta se poursuit sur fond de forte mobilisation, avec l’ambition affichée de proposer une alternative politique centrée sur le développement économique, l’emploi et la justice sociale.

Younoussa Sylla, pour guineeminesnature.com