La réaction de Soriba Kouyaté, directeur préfectoral des mines et de la géologie de Kindia, ne s’est pas fait attendre suite à la sortie médiatique du président du conseil de quartier de Koliadi 1, qui jugeait la taxe superficiaire dérisoire.
Le responsable des mines à Kindia a tenu à clarifier la situation :
« Après ma prise de fonction, j’ai remis les choses sur les rails en m’appuyant sur les textes du Code minier. Ce n’a pas été facile, mais avec le soutien du préfet, nous avons pu redresser la situation. Avant, toutes les recettes étaient réparties au niveau de la commune, et le fonds minier ne percevait rien. La commune recevait 70 % des recettes. Aujourd’hui, la répartition est la suivante : fonds minier 30 %, budget national 20 %, budget préfectoral 25 %, et budget communal 25 %. Je précise que le budget communal est subdivisé : 10 % pour le quartier ou district impacté, et 15 % pour la commune. »

Soriba Kouyaté a également mis en place une équipe d’agents dans les différentes carrières (sable, granit, calcaire) pour un meilleur suivi des activités.
« La présence de nos agents sur le terrain a permis d’avoir des statistiques plus fiables qu’auparavant. Avant, seule la communauté locale intervenait sur le terrain. Désormais, ce sont mes agents qui me transmettent les données, ce qui facilite la répartition des recettes selon les quatre budgets. »
Par ailleurs, il a indiqué que 21 sociétés minières sont actuellement en phase de recherche à Kindia, tandis que 4 sont déjà en phase d’exploitation. Il a aussi précisé que la CBK (Compagnie des Bauxites de Kindia) couvre à elle seule les zones de Mambia, Friguiagbé et Molota.
De Kindia, Ibrahima Sory Traoré, pour Guineeminesnature.com










