Après plusieurs mois de tensions liées au manque de liquidités dans le système bancaire guinéen, une amélioration pourrait être en vue, à en croire le président des cambistes de Guinée. Interrogé ce vendredi 6 mars 2026 sur la question, El Hadj Amadou Tidiane Koula Diallo, président de l’Association des cambistes de Guinée, s’est exprimé sur la situation.
Malgré de nombreuses plaintes de citoyens affirmant avoir rencontré des difficultés pour effectuer des retraits bancaires, M. Diallo se veut rassurant. Selon lui, il ne s’agit pas d’une véritable crise de liquidité.
« Il n’y a pas eu de crise. Le véritable problème, c’est que l’argent retiré des banques ne revient pas dans le circuit bancaire. Il reste dans la circulation, ce qui crée une pression sur les retraits », a-t-il expliqué.
Pourtant, même au niveau des kiosques de Orange Money, il devient parfois difficile d’obtenir de l’argent liquide, ce qui accentue les inquiétudes de certains usagers.
Le président des cambistes redoute notamment un risque d’inflation si des mesures appropriées ne sont pas prises rapidement. Pour lui, l’essentiel est d’engager des actions rigoureuses afin de stabiliser le système.
Pour faire face durablement à ce type de difficultés, El Hadj Amadou Tidiane Koula Diallo plaide pour une meilleure inclusion financière. Il encourage la population à ouvrir des comptes bancaires et à adopter les moyens de paiement numériques. Selon lui, cette démarche permettrait non seulement d’alléger la pression sur la monnaie en circulation, mais aussi d’améliorer la sécurité des transactions.
Toutefois, M. Koula Diallo reconnaît que de nombreux Guinéens restent réticents à se bancariser. Il pointe notamment du doigt les coûts élevés des transactions dans les banques primaires, qu’il considère comme un frein majeur.
En tant que premier cambiste agréé de Guinée, El Hadj Amadou Tidiane Koula Diallo appelle ainsi à une réforme en profondeur du système bancaire national afin de garantir une meilleure accessibilité des services financiers et une stabilité durable.
Il ajoute également que, depuis l’arrivée au pouvoir du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), il n’y a jamais eu de crise de devises ni sur le marché ni à la Banque centrale. Selon lui, cette dernière n’est jamais venue sur le marché parallèle pour acheter des devises.
Mohamed Valeck Touré










